‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 191 sur 563 · Purl. Writs, i, 10, 12. New Rym. m · texte numérisé non relu

Purl. Writs, i, 10, 12. New Rym. m

à condition que « les grands » accorderaient une somme égale. En 1360 , les communes furent divisées en cinq corps différents, délibérant en même temps dans cinq différents endroits, Westminster, Worcester, Taunton , Lincoln et Leicester1. Âu fait, il n'y avait d'abord aucune raison grave pour que les divers états fussent en communication les uns avec les autres; car le clergé bornait son attention aux affaires de l'Eglise ; aux lords étaient soumis les intérêts majeurs de l'état ; et les communes s'occupaient des questions de négoce et de commerce, comme plus en rapport avec leurs habitudes et leur condition. 11 se passa beaucoup de temps avant que la couronne requît l'avis de ces dernières ; et lorsque Edouard daigna enfin le demander, la suite prouva que c'était pour avoir un prétexte de leur faire un appel d'argent. Elles ne pouvaient, fit-il observer ensuite, refuser de l'aider dans l'exécution des plans qu'il avait adoptés d'après leur avis. Instruites par l'expérience , elles déclinèrent parfois cette tâche. En 13ft7, il requit leur opinion , et reçut la réponse suivante : « Très-redouté seigneur, quant à votre guerre et à l'équi- » peinent de votre armée , nous sommes si ignorants et si sim- » pies, que nous ne pouvons vous donner un avis. Nous prions » donc votre gracieuse seigneurie de nous excuser, et de régler » avec l'avis des grands et des sages de votre conseil ce que vous » pouvez juger être pour votre honneur et l'honneur de votre » royaume ; et tout ce qui sera ainsi réglé avec votre agrément » et consentement et ceux des grands susdits, nous l'approuve- » rons aussi, et le tiendrons pour ferme et établi-. »

Dans le langage du temps, la loi émanait de la volonté du roi sur la pétition du sujet : mais c'était, il semble, un principe généralement reconnu qu'aucun des états ne pouvait, sans son consentement, être lié par aucune loi octroyée a la prière d'un autre. Avant de congédier le parlement3 , le roi en appelait les

1. New Rym. 136, 165. L'année assignée à leur séparation est 1339, époque a laquelle les communes refusèrent d'accorder la môme aide que lesloras, sans instructions de leurs commettants. Mais il est évident qu'à ce moment même ils délibéraient séparément (Roi. Pari n, 104); et nous les voyons délibérer séparément longtemps auparavant. Ibid. 64, 66, 6î).

2. Ibid. 165. Pour faire des réponses et prononcer des adresses , il fut nécessaire de nommer un orateur. On a dit que sir Thomas Hungerford fut le premier dont il soit fait mention. En 1377, il avoist les paroles pur les communes. Ibid. 374. Mais sir Peter de la Mere le précéda immédiatement, et sir William Trussel trente-qua re ans auparavant. Ibid. 136.

3. Les deux chambres étaient souvent congédiées à des époques différentes, dès qu'elles avaient fini la besogne qui leur était assignée. Parfois les chevaliers des

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