‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 195 sur 563 · CHAPITRE QUATRIÈME. t'A · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. t'A

amender ensuite de l avis de son conseil1. Mais, en 1354, l'exercice de ce droit fut restreint. Les ordonnances relatives aux étapes furent alors confirmées en parlement ; et en môme temps il fut décrété qu'aucune modification ou addition n'y serait faite à l'avenir sans l'assentiment des deux chambres2.

Les communes, par position , étaient mieux instruites des besoins et des griefs de la nation ; et tandis qu'elles s'occupaient a préparer de nouveaux statuts ou à solliciter l'exécution des anciens, les lords, suivant la coutume d'autrefois, se consacraient h l'exercice de leurs devoirs judiciaires, accommodant les contestations qui s'élevaient entre leurs propres membres, examinant les causes des individus qui se plaignaient d'oppression, et réglant les points de la loi sur lesquels les juges n'avaient pas osé prononcer de leur propre autorité a la cour du roi. Le nombre des pétitions présentées à ce sujet dans les parlements antérieurs est énorme ; il paraît avoir diminué vers la fin du règne d'Edouard. Mais en 1372 on découvrit une singulière espèce de fraude. Des procureurs et des avocats, exerçant dans les cours de justice, se faisaient envoyer au parlement comme chevaliers du shire, et profitaient de l'occasion pour introduire les causes de leurs clients parmi les pétitions qui étaient présentées au roi au nom de la chambre basse. Pour réprimer cet abus, il fut décrété qu'aucun légiste exerçant ne serait a l'avenir choisi chevalier du shire , et que s'il en était envoyé a ce parlement, ils perdraient leurs gages3.

Mais outre ces assemblées législatives des trois états , le roi avait coutume de convoquer de temps h autre un grand conseil de certains prélats ou barons, ou de prélats, de barons et de chevaliers. Ce n'était pas qu'aucune ordonnance émanant de ces assemblées pût avoir pleine force de loi ; mais le roi prétextait le désir de s'éclairer de leur avis, tandis qu'il cherchait , généralement du moins, à obtenir leur consentement préalable à quelque mesure projetée, afin d'encourir ainsi une moins forte part de la malveillance publique et s'assurer l'appui d'un parti puissant. Et il ne se bornait point aux conseils formés des hautes classes de ses sujets : nous en rencontrons plusieurs composés de propriétaires de vaisseaux et de marins, de marchands et de négociants, d'habitants des marches et des côtes de la mer, soit convoqués

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