‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 205 sur 563 · Rym. Il · texte numérisé non relu

Rym. Il

?5t> 1I1ST01KE IVANGLETEMtK.

d'avoir offert un présent aux commissaires payerait une amende de quatre- vingts fois la valeur de ce présent, et que celui qui l'aurait reçu en payerait une de cent soixante1. De même, lorsque Edouard 111 , en LViG , se prépara à l'expédition que la victoire de Crcey a rendue si célèbre dans l'histoire, il somma tous les hommes d'armes du royaume , s'ils étaient en bonne santé , de se présenter* en personne; s'ils ne Tétaient pas, d'envoyer un remplaçant; et ordonna à tous ceux qui possédaient des terres d'une valeur annuelle de cinq livres ou plus, de fournir des hommes d'armes , des hoblers et des archers en proportion de leur revenu2. Dans toutes ces occasions, s'il faut en juger d'après le langage des writs, la levée se faisait de la manière la plus arbitraire ; le choix, quand on en faisait un, dépendait du caprice ou de la partialité des organisateurs ; et tout acte de désobéissance était puni de la confiscation et de l'emprisonnement. Les communes se plaignirent fréquemment de ces abus; et pour les apaiser, on décréta que nul ne serait forcé de servir contre son gré , ni de fournir des archers, hoblers ou hommes d'armes, à moins qu'il n'y fut obligé par sa tenure , ni de marcher hors de son comté, sauf en cas d'invasion actuelle3. Mais Edouard respecta rarement ces statuts ; il s'excusait toujours sur la nécessité ; et les communes étaient obligées de se contenter de la promesse que le passé ne formerait pas un précédent pour l'avenir. La loi avait réglé que les hommes levés de cette manière seraient payés par le roi, h compter du moment où ils quitteraient leurs foyers; mais il paraît que leur déplacement eut fréquemment lieu aux frais du shire : autre grief qui fut le sujet de plaintes nombreuses, mais inutiles 4.

Quand l'armée était assemblée , elle se trouvait consister en quatre principales espèces de troupes. 1. Les hommes d'armes, les premiers en importance et en dignité, formaient la grosse cavalerie ; ils étaient couverts ou plus proprement sur^iargés d'une armure de fer de la tête aux pieds, portaient un coucher pour la défense, et employaient comme armes offensives la lance, l'épée, la hache d'armes ou la masse. Les chevaliers y étaient compris avec leurs écuyers et ceux qui suivaient leur baunière.

Page 1