‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 223 sur 563 · CHAPITRE (JUATIUKMË · texte numérisé non relu

CHAPITRE (JUATIUKMË

Ja distinction entre la puissance spirituelle et temporelle du pape, qui est soutenue par les catholiques d'aujourd'hui, était un principe pleinement reconnu et maintenu par leurs ancêtres catholiques il y a plusieurs siècles.

Dans cette obstination de la cour de Rome a maintenir ces prétentions blessantes , il est difficile de découvrir aucune trace de cette sagesse politique pour laquelle elle a été si vantée. Sa conduite tendait a relâcher les liens qui attachaient le peuple au chef de l'Eglise, à nourrir un esprit d'opposition contre son autorité, et disposait les esprits à écouter les déclamations et à adopter les opinions des novateurs religieux. Aux disputes sur les limites contestables des juridictions spirituelles et temporelles, succéda une contestation plus importante sur des points de doctrine; et avant la fin du règne d'Edouard, parut un nouveau prédicateur, qui rejeta hardiment beaucoup de dogmes que ses compatriotes avaient jusque-là révérés comme sacrés ; dont les disciples soutinrent pendant plus d'un siècle une lutte douteuse contre les autorités civiles et ecclésiastiques, et dont les principes, quoique extirpés en apparence, continuèrent de s'étendre en secret jusqu'à l'ère importante de la Réforme. On me permettra de donner quelques détails sur la vie de cet homme extraordinaire.

VIII. C'est vers l'an 1360 que le nom de Wycliffe est mentionné pour la première fois dans l'histoire. Il était alors engagé dans une violente mais ridicule controverse avec les différents ordres de moines. Ils étaient établis en Angleterre depuis plus d'un siècle; et par leur zèle, leur piété et leur savoir, qualités ordinaires aux nouvelles institutions religieuses, ils avaient acquis à juste titre l'estime publique. Quelques-uns enseignaient avec succès dans les universités; beaucoup aidaient le clergé paroissial dans l'exercice de son ministère ; plusieurs avaient été promus à la dignité épiscopalc ; et d'autres avaient été employés par leurs souverains à d'importantes et difficiles négociations1. La réputation et la prospérité de ces nouveaux ordres éveillèrent la jalousie de leurs rivaux. Filz-Ralph , archevêque d'Armagh, les accusa ouvertement devant le pontife ; et Wycliffe, marchant sur les pas de Filz-Ralph, soutint à Oxford qu'une vie de mendicité était contraire aux principes de l'Evangile, et que, comme pratique et 'comme doctrine, les moines étaient tombés dans cinquante hérésies. Les hommes qu'il attaquait essayèrent de se

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