‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 23 sur 563 · Ryni. n, 643-623. West. 4.21. Hcminp. il · texte numérisé non relu

Ryni. n, 643-623. West. 4.21. Hcminp. il

30 HISTOIRE IVASULETËMlt:.

Bordeaux, ils avaient massacré les Normands, dont quelques-uns étaient domiciliés depuis plus de dix ans dans cette ville ; à Freniac, ils avaient attiré à bord d'un navire les officiers de la douane française, et les avaient décapités sur le pont ; et dans plusieurs forteresses, ils avaient pendu les sergents d'armes qui avaient pris possession au nom du roi de France. A ces causes, Philippe somma de nouveau Edouard [19 mai] de répondre devant ses pairs 1 ; mais le roi, au lieu de se présenter comme accusé à la barre, s'était, d'après lavis d'un grand conseil, préparé a soutenir ses droits h la tête d'une puissante armée. Il écrivit [11 juillet] une lettre justificative aux barons et au peuple de Guienne, reconnaissant qu'il avait eu tort de les résigner au roi de France sans leur consentement ; mais protestant qu'il avait été plus trompé qu'eux, et leur assurant qu'avant peu il les délivrerait d'un joug qu'ils abhorraient. Il envoya des messagers a Paris pour renoncer dans la forme légale à la suzeraineté de Philippe. « Sire, dirent-ils, le seigneur Edouard, roi d'Angleterre, seigneur d'Irlande et duc d'Aquitaine, vous fit hommage conformément a la paix conclue entre vos ancêtres et les siens, laquelle paix vous n'avez point observée. Il fit avec vous un traité secret par l'entremisç^de son frère le seigneur Edmond, lequel traité vous n'avez point garde. 11 a demandé trois fois la restitution de son duché de Guienne, laquelle restitution vous avez refusée. 11 est donc évident que vous ne le traitez pas comme votre homme, et, en conséquence, son intention est de ne pas l'être plus longtemps2. » Mais les éléments semblèrent avoir conspiré avec ses sujets pour frustrer son dessein. Les vents contraires le retinrent sept semaines à Portsmouth ; et les Gallois, qui le croyaient en mer, se soulevèrent dans toutes les parties de la principauté, surprirent et égorgèrent les Anglais, et se répandirent en grand nombre dans les marches. Un corps considérable de troupes, envoyé pour étouffer l'insurrection, fut défait [10 nov.] ; et le roi, abandonnant l'expédition de Guienne, se rendit en toute hâte dans le pays de Galles, pour ranimer le courage de ses soldats. Favorisés par la rigueur de la saison, les indigènes bravèrent Edouard, qui, dans une occasion, fut séparé de son armée par la crue subite du Conway, et n'eut pendant quelques jours, pour subsister avec les siens, que les plus grossiers aliments. Mais au retour du priri-

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