‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 245 sur 563 · CHAPITRE CINQUIÈME. Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. Î

l'autre. Dans ce dernier but, Urbain avait investi le belliqueux évêque de Norwich de pouvoirs extraordinaires, et le conseil du roi encourageait ce plan dans l'intention de diriger l'expédition contre la France : car la guerre avec ce monarque continuait toujours, quoique dans les dernières années elle se fût bornée des deux côtés a quelques incursions déprédatrices sur terre, et à la capture de quelques bâtiments marchands en mer. [6déc. 1382.] De l'aveu du parlement, un contrat fut passé entre le roi et l'évêque : le premier s'engageait b donner pour sa part le produit d'un quinzième récemment accordé par les laïques pour les frais de l'entreprise , et le dernier à servir contre la France pendant un an avec deux mille cinq cents hommes d'armes, et un nombre égal d'archers l. On arrêta que la première opération de l'armée serait de secourir les citoyens de Gand, qui, après la grande bataille de Rosebecque et la réduction de la Flandre, bravaient encore la puissance de leur comte et de son protecteur, le roi de France. Le prélat prit Gravelines d'assaut, défit une armée de douze mille hommes, entra a Dunkerque avec les fuyards et devint maître de la côte jusqu'à Sluys [maL1383j. S'il eût été. secondé, comme il avait lieu de s'y attendre , cet heureux début aurait pu être couronné de succès. Un corps nombreux d'hommes d'armes fut bien rassemblée Douvres ; mais le duc de Lancaster, dont les offres avaient été rejetées par le parlement et qui était jaloux des progrès de son rival, les retint, dit-on, sur la côte, et Tévêque ne fut rejoint que par des aventuriers indigents et désespérés, qui embarrassaient ses conseils et le contrôlaient dans le commandement. Pour satisfaire leur désir de pillage, et faire droit à la requête des citoyens de Gand, il entreprit le siège d'Ypres. La place fut longtemps et vaillamment défendue : le roi de France s'approcha avec vingt mille hommes d'armes; les Gantois se retirèrent, et les Anglais mutinés s'enfuirent a l'arrivée de l'ennemi. Une parlie d'entre eux prit possession de Bourbourg, et ayant repoussé le premier assaut de ceux qui les poursuivaient, ils obtinrent la permission de se retirer a Calais avec leur butin. L'évêque se jeta dans Gravelines, et après une courte défense, il démolit les fortifications et reviut en Angleterre 2 [26 oct.J. Mais

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