Rot. Pari, m
2. Wals. 298-305. Knyght. 2671, 2672. Rym. vu, 372, 382, 385, 391, 395, 399. Froiss. li, lxv. Froissart peut être exact dans le récit des sièges et des batailles ; mais il est évident d'après les rôles et les documents qui se trouvent dans Rymer, qu'il était mal informe quant à l'objet réel de l'expédition.
son mauvais succès l'y exposa à la persécution de ses ennemis. Il fut accusé en parlement d'avoir reçu de l'ennemi un présent de dix-huit mille francs d'or, et d'avoir violé son contrat avec le roi en revenant avant que les douze mois de son service fussent expirés. 11 se disculpa de la première de ces accusations à la satisfaction de ses juges; mais lorsqu'il essaya de justifier son retour par la nécessité des circonstances, sa défense ne fut point admise [1384]. Cette nécessité, lui répondit-on, provenait de sa négligence ou de son imprudence, et conséquemment il fut condamné à pordre son temporel, jusqu'à entier payement des dommages au roi [6 mars]. Outre l'évôque, quatre des principaux chevaliers, qui avaient pris part à l'expédition , furent mis en jugement comme ayant vendu les munitions et provisions à l'ennemi pour vingt mille francs, et furent condamnés à payer celte somme à l'é.chiquier, et à rester en prison jusqu'à ce qu'ils eussent fait leur paix avec leur souveraiu *.
Avant de passer aux événements subséquents de ce règne, il convient de reprendre l'histoire de Wycliffe. L'insurrection des communes avait fait naître de fortes préventions contre les nouvelles doctrines de ce réformateur. Il se peut que les prédicateursambulants eussent ajouté aux leçons de leur maître; mais, s'il en faut croire les assertions des écrivains contemporains, on doit admettre que leurs sermons étaient faits pour éveiller dans le peuple un esprit de mécontentement et oVinsuburdination, et pour porter au mépris des autorités constituées de l'Eglise et de l'état. Quelques semaines avant la mort du dernier roi, dix-huit propositions, extraites des œuvres et des leçons de Wycliffe, et relatives aux possessions temporelles de l'Église, avaient été mises sous les yeux de Grégoire XI [22 mai 1377] ; et vers la lin de l'année, en conséquence des lettres du pape, le recteur de Lutlenvorlh fut sommé d'expliquer ses opinions en présence du primat et de l'évôque de Londres2 [28 déc.]. Comme préparation à son jugement, il publia d'abord la défense d'une parlie de sa doctrine, dans le langage le plus hardi et le plus incendiaire. Bientôt après il composa une seconde apologie, dans laquelle, tout en prenant un ton plus modéré, il se déclara disposé à verser son sang pour le maintien de ses assertions. Cependant il y a lieu de croire que le nouvel apôtre n'était nullement pressé de saisir