‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 319 sur 563 · Ford, xv, 13. Acts of Coun. i · texte numérisé non relu

Ford, xv, 13. Acts of Coun. i

d'Albàny. A la tète de dix mille hommes d'élite, il traversa les Marches, et répandit les désastres de la guerre sur les deux rives de la Tyne. Mais le comte de Northumberland, son fils Henry Pcrcy, surnommé Hotspur, et le comte de Mark, assemblèrent une armée sur les derrières des pillards, et attendirent leur retour à Milfield, près Wooler. Une grande et décisive bataille fut livrée le jour de l'exaltation de la Sainle-Croix [14 sept.]. Les Ecossais occupaient la hauteur de Homildon ; les Anglais, l'éminence opposée. Percy ordonna à ses archers de descendre dans la vallée, d'où ils déchargèrent leurs flèches avec tant de force et de précision, qu'ils provoquèrent Douglas a s'avancer avec ses hommes d'armes età essayer de les disperser. Les archers se retirèrent lentement ; et faisant halte par intervalles, ils arrêtaient par de fréquentes décharges la marche de l'ennemi. Douglas reçut six blessures, et tomba de cheval : les plus avancés et les plus braves de ses compagnons éprouvèrent le même sort; et le reste, découragé et en désordre, s'enfuit vers la Tweed. Beaucoup périrent en essayant de passer cette rivière; et il en resta huit cents sur le champ de bataille. Parmi les blessés et les captifs étaient Dou- . glas lui-même, Murdac Stewart, fils et héritier du régent, les comtes de Moray et d'Angus, deux barons, quatre-vingts chevaliers français et écossais, et un grand nombre de gentilshommes des premières familles de l'Ecosse. Il est h remarquer que, dans cette bataille, les hommes d'armes anglais ne tirèrent pas l'épée. Elle fut gagnée par les archers seuls, dont la force et l'adresse supérieures étaient depuis longtemps reconnues de toutes les nations de l'Europe

Le comte de Northumberland se rendit au parlement suivant avec son prisonnier Murdac Stewart. et six autres captifs, trois chevaliers écossais, et trois chevaliers français. Ils furent présentés à Henri, dans son, palais de Westminster [20 oct.]. Ils s'agenouillèrent trois fois à l'entrée de la salle, au milieu et au pied du trône; la, sir Adam Forster, par ordre de Murdac, s'adressa ainsi au roi : « Très-excellent et redouté prince, mon seigneur, qui est ici présent, m'a chargé de vous requérir, tant pour lui que pour ses compagnons, de les traiter honorablement et gracieusement, selon la loi des armes. » Henri répondit froidement qu'ils étaient les bienvenus; et Forster continua en l'exhortant h épargner une nouvelle effusion du sang chrétien, et a traiter de

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