‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 321 sur 563 · Rot. Part. m · texte numérisé non relu

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2. Acts of Coun. i, 150-153, 203, 304. n, 57. Je n'ai point cité, avec plusieurs écrivains, fa défense de recevoir à rançon les prisonniers faits à la bataille de Homildon-hill. De telles défenses n'étaient pas rares, et Henri réserva expressément les droits de ceux qui les avaient faits. Ryra. vin, 278.

m HISTOIRE D'ANGLETERRE.

Hotspur : rapports que Henri observa avec méfiance, et non sans raison, comme la suite le prouvera. [30 nov.] La première indication du complot qui se tramait fut donnée par Mortimer, qui, pour se libérer de ses fers et de son cachot, épousa la fille de Gleudower, et informa les plus fidèles de ses vassaux qu'il avait embrassé la juste querelle du Gallois, dans le but de conquérir la couronne pour le roi Richard, si Richard vivait encore ; ou, s'il était mort, pour le comte de March, l'héritier légitime 1 [13 déc.]. Il avait, au surplus, des confédérés, qui n'étaient point encore connus, les trois Fercy, le comte de Northumberland, son fils Henry, et son frère Thomas, comte de Worcester ; Scrope, archevêque d'York, qui avait donné sa sanction à l'entreprise; et Douglas, qui, au lieu de rançon, avait promis ses services et ceux d'un certain nombre de chevaliers écossais2. Ce fut probablement pour cacher leur dessein réel aux yeux de Henri que les Percy, durant une expédition dans le Teviotdale [mai 1403], convinrent de se mesurer avec la chevalerie écossaise le 1er août, et que, de l'autre côté, le gouverneur du château de Cocklaw remit des otages comme garantie de la reddition de la forteresse, si elle n'était pas secourue par ses compatriotes avant le soir de ce même jour. La plus grande publicité fut donnée par le comte et son fils à l'annonce de ce combat ; ils sollicitèrent l'assistance militaire de leurs amis et de leurs vassaux, et ils réclamèrent de Henri les arrérages qui leur étaient dus et qui s'élevaient à plus de vingt mille livres, afin d'être en état de soutenir leur honneur et celui de la nations [26 juin]. Henri fit des promesses, quoiqu'il ne paraisse pas s'être dessaisi de son argent : il proposa même de se joindre à ses fidèles Percy et de partager avec eux le danger et la gloire de la journée. Il se peut que quelques obscurs indices

1. Ellis, Sec. Séries, i, 24, 25. Hardyng, 359. Edmund, arrière-petit-fils du Mortimer mis à mort par Edouard III, en 1230, épousa Philippa, nlle et héritière de Lionel , troisième fils de ce même monarque. Leur fils aîné , Roger, mourut en 1398, laissant deux fils, Edmund et Roger, Agés environ l'un de six ans et l'autre de cinq.

2. Sir Henry F.llis a publié (Sec. Ser. i, 27), d'après une ancienne chronique, un traité en trois parties pour le partage du royaume entre Glendower, Northumberland et sir Edmund Mortimer, « s'ils trouvaient des raisons de se croire les personnes prédites dans les prophéties de Merlin. » Il est difficile de penser que des hommes de sens pussent nourrir des idées si étranges et des espérances si déraisonnables; mais à cette époque on ajoutait pleinement foi à ces prétendues prophéties, et on réglait souvent sa conduite d'après leur interprétation.

3. Act. of Court, i, 203, 204. Une de ces lettres du comte porte la signature de « Vre Mathathias, » nom que probablement le roi lui avait donné , ou qu'il prenait lui-même par allusion à un personnage de ce nom dans quelque prophétie ou roman.

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