‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 326 sur 563 · Wals · texte numérisé non relu

Wals

gouvernement, était le lord Bardolf, qui de Saint-Albans se rendit auprès du comte de Northumberland. [ 27 août iUOU.] Ce seigneur, quoique rentré en possession de ses biens, avait été privé des charges de connétable et de gardien des Marches, et forcé de signer rengagement de remettre aux mains du roi, dans un certain espace de temps, les châteaux de Berwick et de Jedburgh , avec leurs dépendances en échange d'autres terres de même valeur Il écouta avec empressement le conseil de Bardolf, et se détermina h faire une nouvelle tentative contre Henri. 11 trouva un allié zélé dans Thomas, fils aîné du feu duc de Norfolk, qui avait été banni. Quoique son père n'eût pas été convaincu de crime, celui-ci s'abstenait de prendre ce titre pour ne point exciter la méfiance du roi ; et on l'appelait communément lord Mowbray ou le comte maréchal ; mais lorsque Henri donna l'office de maréchal (jusqu'alors héréditaire dans la famille des Mowbray) au comte de VVestmoreland , son ressentiment l'emporta sur sa prudence; et il confia ses griefs et ses projets a Scrope, archevêque d'York, défenseur enthousiaste des droits du comte de Mardi. Ce prélat était frère du ministre fidèle et favori de Richard, le comte de Wiltshire, que Henri avait fait exécuter à Brisloi. 11 jouissait depuis longtemps de l'amour et de la vénération du peuple; et l'influence naturellement attachée h ses fonctions s'augmentait par l'affabilité de ses manières, sa réputation de savoir, et la sainteté de sa vie. Il avait déjà exhorté Henri à se repentir de son parjure et de sa trahison envers Richard ; et à une question du comte de Northumberland, il avait répondu que tous ceux qui avaient contribué a placer l'usurpateur sur le trône étaient tenus de l'en chasser, par justice pour l'héritier réel. H ne fut pas difficile aux mécontents d'attirer dans leur parti un prélat animé de ces sentiments ; mais il est probable qu'ils ne l'admirent point dans tous leurs secrets. Son but, affirma-t-il toujours, était la réforme des abus et le rétablissement de la bonne harmonie entre les principaux lords. Le premier qui prit les armes fut sir John Falconberg, et trois autres chevaliers du Cleveland jmail/i05] ; mais ils furent immédiatement attaqués et dispersés par le prince Jean , troisième fils de Henri, et par le comte de Westmoreland2. A la même époque, un acte d'accusation contre le roi, divisé en dix articles, fut affiché sur les portes des églises

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