Ang. Sac
2. Rot. Pari vin, 605. Otterb. 255, 256. Wals. 373. Les fugitifs furent poursuivis ; mais ceux qui furent pris ne furent pas mis à mort, mais « dépouillés et fouettés sévèrement. » Holins. h, 310.
la réputation. On accorda au cadavre du comte un tombeau dans la cathédrale : sa tête fut mise au bout d'une pique et exposée sur les murailles1. 11 est à remarquer que, lorsque le roi requit au parlement les pairs temporels de déclarer traîtres l'archevêque et le comte, ils répondirent que d'après l'exposé fait par Jean, le fils du roi, ils paraissaient coupables de trahison; mais qu'ils ne voulaient pas se prononcer sans plus ample délibération, et désiraient que la question fut ajournée au prochain parlement, oii tout pair serait tenu d'assister et de donner son opinion2. Henri eut la prudence d'y acquiescer; et il ne fut plus jamais question de cette affaire. On peut justement inférer de là que les pairs croyaient aux assertions de l'archevêque, et ne le jugeaient pas coupable du crime d'avoir pris les armes contre son sou verain 3.
D'York, qu'il priva de ses franchises, Henri marcha avec trente mille hommes contre le comte de Northumberland. Ce seigneur, se sentant hors d'état de résister à des forces aussi considérables, avait conclu un traité avec le régent d'Ecosse, et entrepris, par une lettre au duc d'Orléans, d'intéresser la cour de France en sa faveur4. Il avait livré la ville de Berwick aux Ecossais, qui, a l'approche de l'armée royale , y mirent le feu , et se retirèrent au delà des frontières. Le comte et lord Bardolf les accompagnèrent. Le château fit une démonstration de résistance [juillet] ; mais une décharge d'une énorme machine de guerre lit écrouler une des tours; la garnison épouvantée ouvrit les portes; et le fils du baron de Greystock fut exécuté sur-le-champ avec les six principaux officiers. Henri réduisit successivement les autres châteaux qui appartenaient à ses ennemis , et revint en triomphe dans le sud.
. J. Ang. Sac. n, 370.