‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 343 sur 563 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

successives, il eut la jouissance des droits de tonnage et de pesage, de ceux sur la laine et les cuirs, durant tout son règne; et dans le cours de quatorze années il reçut huit dixièmes et huit quinzièmes des laïques, et un nombre proportionné de dixièmes du clergé. Ses besoins, cependant, fournirent aux communes l'occasion de confirmer et d'étendre les privilèges qu'elles avaient nouvellement acquis. Elles eurent soin d'insérer dans leurs concessions que le roi ne pourrait lever légalement de pareilles aides sur son peuple sans l'assentiment préalable des lords et des communes1. Dans la seconde année de son règne, elles firent une tentative hardie pour s'affranchir du principal frein que la couronne avait a leur opposer, et demandèrent qu'on répondît à leurs pétitions avant qu'elles accordassent les subsides. Henri vit sur-le-champ leur but; il consulta les lords, et le dernier jour de la session il répliqua : « qu'une telle manière de procéder n'était pas connue sous le règne de ses prédécesseurs, et qu'il ne souffrirait aucun changement aux bonnes coutumes des anciens temps ». » Durant la minorité de Richard H, on leur avait permis de temps à autre d'approprier les subsides à des services particuliers. Elles voulurent maintenant en faire un droit; et le roi, pour éviter, sans les offenser, la reconnaissance formelle de leur prétention, offrit de lui-môme ce qu'autrement elles auraient réclamé. En 1404, il ordonna de placer sous leurs yeux les évaluations de l'année courante, promit de soumettre sa maison aux règlements des lords, et proposa que les fonds publics fussent reçus et payés par des trésoriers nommés en parlement de l'avis des deux chambres 3. A dater de cette époque, elles déterminèrent généralement l'emploi du subside, à l'exception d'une certaine somme laissée à la disposition du roi; elles l'exhortèrent souvent a modérer ses dépenses, demandèrent et obtinrent à ce sujet le renvoi de quatre personnes de sa cour 4, et le bannissement de la plupart des serviteurs étrangers de la nouvelle reine 5 ;

X- S'il ne soit par les voluntes des seigneurs et communes de vostre royalme, et ceo de nouvell grante a faire en plein parlement. Rot. Pari. (II, 493, 547.

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