‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 342 sur 563 · Rot. Pari, ni, 4>(», 53Î · texte numérisé non relu

Rot. Pari, ni, 4>(», 53Î

2. Rot. Pari. 573. Souvent leurs adresses étaient faites dans un langage hardi et énergique ; parfois elles étaient dégradées pur les imaginations les plus puériles. À la lin de la session de 1401 , l'orateur compara les opérations du parlement aux cérémonies de la messe. Les discours d'ouverture de l'archevêque étaient comparés à Tépitre et à l'évangile; le roi avait offert le sacrifice en promettant de soutenir la doctrine de l'Eglise, et les communes étaient venues maintenant à la clôture pour dire <t Deo gratias. » (Ibid. p. 46(5.] Ceci est assez ridicule ; mais j'en parle pour faire remarquer la méprise plus ridicule encore du compilateur de Y Histoire parlementaire de Cobbetty qui nous dit que le roi, les lords et les communes entendirent ensemble la messe, où l' archevêque lut l'cpître et l'évangile, le roi accomplit le sacrifice, et que lorsqu'on en fut a « lté, missa est. - et « Deo gratias, » les communes offrirent leur subside. Vol. i, col. 288.

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première année de son règne. A Tune de leurs pétitions, le primat répondit au nom du roi, que les communes, comme elles Pavaient reconnu, n'étaient que des requérants et des demandeurs , et que le roi et les lords seuls avaient toujours été et seraient de droit juges du parlement ; mais que « c'était la volonté du roi d'avoir l'avis et l'assentiment des communes pour la rédaction des statuts, et pour les concessions, subsides et choses semblables à l'avantage commun du royaume1. » Elles se plaignirent toutefois (avec quelle justice il est impossible maintenant de le vérifier) que par de faux et incorrects enregistrements sur les rôles, on les fît souvent participer à. des mesures auxquelles jamais elles n'avaient donné leur assentiment. Elles demandaient donc, comme remède, que les procédures fussent toujours grossoyées avant la clôture de la session, et tandis que les détails en étaient encore frais dans la mémoire des juges; mais Henri, sans tenir compte de leur but, répondit qu'à l'avenir la substance des procédures serait mise en écrit par le clerc du parlement et présentée à l'approbation du roi et des lords. Les communes répliquèrent en indiquant un cas de faux enregistrement, et en en sollicitant la rectification. Les rôles furent ouverts sur-le-champ ; les juges les examinèrent en présence des deux chambres; et le roi déclara l'enregistrement correct, et la plainte sans fondement. Cet échec ne les découragea point : elles renouvelèrent leurs remontrances dans les parlements suivants; et enfin il fut convenu que, pour prévenir toute erreur, chaque enregistrement serait fait en présence d'une députation des deux chambres 2.

Lorsque Henri monta sur le trône, il chercha par des promesses publiques d'économie à fixer la fidélité flottante de ses sujets 3. Mais les insurrections qui se succédèrent si rapidement le jetèrent dans des dépenses qu'il ne fut pas en son pouvoir de couvrir avec le revenu ordinaire de la couronne ; et se procurer de l'argent par des taxes ou des tailles imposées de sa propre autorité, c'eût été dans sa situation une expérience très-hasardeuse. 11 préféra donc s'en remettre à la générosité de la nation ; et il contribua à confirmer l'usage de l'ancienne et seule méthode de lever des subsides extraordinaires. Le roi n'eut pas, au reste, à se plaindre de la parcimonie de ses sujets. En vertu de concessions

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