‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 345 sur 563 · CHAPITRE SIXJftMK. m · texte numérisé non relu

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l'orateur desdites communes, à cette fin que et les lords et les communes puissent avoir leurs remercîments du roi. » Par cette déclaration, Henri paraît avoir abandonné toute prétention de la part de la couronne à intervenir dans les débats relatifs aux subsides, et avoir laissé les deux chambres sur un pied d'égalité parfaite à cet égard; quoique après qu'elles s'étaient mises d'accord à la suite de communications entre elles, l'argent fût dit être « accordé par les communes avec l'assentiment des lords >. »

Ce règne offre le premier exemple d'une exécution capitale pour le crime théologique d'hérésie. Etait-ce qu'on refusait de distinguer entre le fait et l'opinion, et qu'en conséquence on appliquait à une persuasion erronée le même châtiment qu'a une action criminelle ? la chose n'est pas facile h décider ; mais nous N voyons malheureusement que, dans presque tous les pays, quelle qu'ait été la croyance religieuse du souverain et de la législature, les peines les plus sévères ont été fréquemment, et jusqu'à une époque fort récente, portées contre les dissidents qui s'écartaient des doctrines reconnues par les lois. Sir Edward Coke, la grande lumière du barreau anglais sous le règne d'Elisabeth, nous enseigne que l'hérésie n'est si extrêmement et si terriblement punie, que parce que c'est un crime non contre la majesté humaine, mais contre la majesté divine ; que c'est une lèpre contagieuse de l'Ame; et qu'il faut en conséquence l'extirper, de peur qu'elle ne répande son infection 2. Ce furent peut-être de métaphoriques et captieux raisonnements de ce genre qui persuadèrent aux premiers empereurs chrétiens de classer l'hérésie parmi les délits passibles de punition civile : ce fut certainement leur exemple qui entraîna les princes des nations du nord a adopter, après leur conversion, de semblables règlements. En 1215, le quatrième concile de Latran décréta que les personnes convaincues d'hérésie « seraient abandonnées au pouvoir séculier pour être traitées selon les formes delà loi ; » mais ce n'était pas l'introduction d'un nouveau système, c'était simplement une reconnaissance de ce qui était alors la loi commune de tous les pays de l'Europe.

Durant les trente dernières années, le clergé anglais avait été irrité par toute espèce de provocations, et cependant avait montre

1. Bot. Pari, m, 61 1 . Il me semble que le motif de la plainte des communes n'était pas que la. question relative à la concession du subside eût été présentée d'abord à la chanbre des lords, niais seulement que le roi fut personnellement intervenu dans cette affaire. Sa réponse laisse les deux chambres libres de débattre tous sujets en son absence toutes les fois qu'elles le croiront convenable.

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