‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 362 sur 563 · Rot. Pari iv · texte numérisé non relu

Rot. Pari iv

2. Rym. ix, 303. Il est bien vrai que le comte de Cambridge dans ses aveux, écrits accuse le comte de March d'avoir donné son assentiment au plan ; mais on ne crut pas à l'accusation, ou on la passa sous silence. Rot. Pari, iv, 66.

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lies par l'artillerie et les mineurs , "et la cinquième semaine [22 sept.] ils se rendirent sans conditions. Henri prit place sur son trône dans une tente magnifique qui avait été élevée a cet effet sur le sommet de la colline, en face de la ville. À sa droite se tenait sir Robert Lmfravile, portant au bout d'une lance le casque du roi surmonté d'une couronne ; de chaque côté étaient rangés les principaux seigneurs de l'Angleterre ; et dans cet état le roi recul Gaucourte, le gouverneur, et trente-quatre bourgeois, qui lui présentèrent h genoux les clefs de la ville et se mirent à sa merci. Il ordonna que sa bannière et celle de Saint-Georges fussent plantées au-dessus de la porte principale, et déclara que son bon plaisir était que les hommes d'armes partissent en pourpoint, après avoir prêté serment de se constituer prisonniers dans un temps donné aux mains du gouverneur de Calais; que les habitants, hommes, femmes et enfants, quittassent leurs demeures pour toujours, emportant une partie de leurs habits et cinq sous chacun pour leur subsistance; et que les richesses de la ville, avec les armes et les chevaux de la garnison, fussent fidèlement distribuées entre les vainqueurs, conformément à leurs conditions de service. Harfleur, dans sa pensée, était déjà devenu un second Calais ; mais sa réduction avait coûté beaucoup d'officiers et de soldats, victimes non pas seulement des éventualités du siège, mais des ravages d'une dyssenterie causée par l'humidité du lieu, le peu de maturité des fruits, et les exhalaisons des restes putrides des animaux tués pour l'usage du camp. Quand les malades et les blessés eurent été envoyés en Angleterre , et qu'on eut fait choix d'une garnison suffisante pour la défense de la place, l'armée fut réduite de moitié, force évidemment trop peu considérable pour entreprendre aucune expédition importante1. Mais l'honneur du roi était en jeu. II envoya d'abord un défi personnel au dauphin, et ne recevant point de réponse, il prit la résolution hardie et chevaleresque de se rendre à Calais a travers les provinces hostiles de Normandie, de Picardie et d'Artois. Ce fut en vain que l'inutilité d'une expédition aussi hasardeuse lui fut représentée par la majorité du conseil; les objections de la prudence furent repoussées par la crainte d'encourir l'imputation de lûcheté, et toutes les voix furent silencieuses dès que le roi eut déclaré qu'il n'éviterait jamais les hommes qui s'étaient injustement emparés de son héritage.

1. Tit. Liv ÎM1. Wals. 3D0, 391. Eloi. 4n~il>. Monstrel. i. *33. ^4, -h>G.

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