‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 375 sur 563 · CHAPITRE SEPTIÈME. 4SI · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME. 4SI

point de tenir tète au roi, mais il sollicitait une paix ou un armistice [28 nov.]. Henri, toutefois, ne se laissa point arrêter dans sa carrée par des négociations ; et lorsqu'il consentit enfin à écouter les envoyés, il coupa court à la conférence par la teneur inadmissible de ses demandes. Il ne voulait accorder ni paix ni armistice qu'à la condition que Catherine, fille de Charles, consentirait à l'épouser; qu'il serait nommé régent du royaume pendant la vie du roi, et déclaré son successeur, sa mort échéant *.

Mais tandis que Henri était ainsi occupé a conquérir la Normandie, une faible tentative avait été faite pour le priver de l'Angleterre. Par suite d'une intelligence secrète entre le cabinet écossais et les chefs des lollards, le duc d'Albany et le comte Douglas passèrent subitement les frontières, et mirent le siège, le premier au château de Berwick, le dernier a celui de Roxburgh. Ce fut, toutefois, une pitoyable expédition. Ils s'étaient persuadés que le royaume était resté sans forces suffisantes pour le protéger; mais lorsqu'ils apprirent que les ducs de Bedford et d'Exeter approchaient à la tôte de troupes nombreuses, ils décampèrent précipitamment, et licencièrent leurs armées 2. A la môme époque, sir John Oldcastle sortit de sa cachette et arriva aux environs de Londres [nov.]. La retraite des Ecossais déjoua tous ses projets. A Saint-Albans il évita par une fuite rapide la poursuite de ses ennemis ; mais après une résistance obstinée il fut pris dans les marches de Galles par les troupes désir Edward Charlton, lord de Powis 3. A la demande des communes (le parlement siégeait alors), il fut traduit devant les pairs [1À déc.]. On lut l'accusation sur laquello il avait été jadis proscrit; et le duc de Bedford lui demanda, dans la forme accoutumée, pourquoi il ne serait pas condamné à mort. Au lieu de répondre directement h la question, il fit un long sermon sur une des doctrines favorites de sa secte, que le devoir de l'homme est de pardonner, et de laisser au Tout-Puissant le soin de punir les offenses. Ayant été interrompu et requis de faire une réponse directe il dit qu'il ne reconnaîtrait jamais l'autorité de cette cour, tant que son seigneur lige le roi Richard II serait vivant en Ecosse. On le condamna aussitôt a être pendu comme traître et brûlé comme hérétique. Les champs de Saint-Giles, qui

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