Wals. 398. For<L xv, 24. Elm
3. TU. Liv. 919. Rolls, ni. Ellis, 2. ser. i, 80. Le roi donna à Charlton 1,000 marcs comme récompense. Pell Records, 370.
avaiont été le théâtre do sa rébellion, furent aussi témoins de son châtiment. Ses partisans f eussent vénéré comme un martyr, si leur foi n'eût été ébranlée et scandalisée par le no% accomplissement d'une prophétie qu'il fit, dit-on, sur l'échafaud, à savoir qu'il sortirait du tombeau le troisième jour *. .
Au printemps, Henri reprit le cours de ses victoires ; et un renfort de quinze mille hommes le mit à môme de diviser son armée et d'entreprendre plusieurs opérations a la fois. Après une résistance de six mois, Cherbourg ouvrit ses portes; toute la Basse-Normandie fut réduite, et le roi se mit à constituer le gouvernement de ses conquêtes. 11 nomma un trésorier et un chancelier du duché, accorda sa protection à tous ceux qui lui jurèrent fidélité, abolit l'odieuse taxe du sel ; et en distribuant des faveurs et supprimant des abus, il chercha h attacher les habitants a la personne de leur nouveau souverain 2. Ses progrès étaient vus avec indifférence par les chefs rivaux, qui, pour satisfaire leur ambition, ne se faisaient point scrupule de sacrifier l'indépendance de leur pays. Un projet de réconciliation dressé par les cardinaux des Ursins et de Saint-Marc avait été accepté avec reconnaissance par le duc de Bourgogne, et rejeté avec indignation par ses adversaires. A dater de ce moment, ces derniers furent notés comme les enuemis de la paix, et leur crédit diminua visiblement môme dans la capitale. [23 mai.] Une nuit, l'une des portes de la ville fut traîtreusement ouverte à un parti de Bourguignons, auxquels se joignirent à l'instant des milliers de citoyens ; et le roi, incapable de contenir le torrent, donna malgré lui sa sanction a leurs actes. On fit une arrestation générale, et le comte d'Armagnac, plusieurs dames etévêques, les seigneurs du conseil, les officiers du trésor et les membres du parlement, furent jetés en prison. Mais les meneurs des Bourguignons n'étaient point encore satisfaits. A force de bruit et d'accusations, ils excitèrent les passions de la populace jusqu'à la démence ; et la nuit du 12 juin, soixante mille personnes assemblées en armes - forcèrent les prisons, et sans distinction de rang ni de sexe, de culpabilité ni d'innocence, massacrèrent tous les détenus. En môme temps périssait une foule de ceux qu'on savait ou soupçonnait être hostiles au parti ; mais Charles, le troisième et le