‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 386 sur 563 · Id · texte numérisé non relu

Id

3. La fut faicte telle et si grande pompe, etbobant, et jolivite, que depuis le temps que jadis le très-noble combattant Artus, roy des Bretons et Anglois, commença à régner jusques à présent, ne fut veue en la dite ville de Londres la pareille feste de nuls des roys anglois. Monst. i, 303. Fabian a conservé les noms de tous les plats des trois services du dîner, p. 402.

ronne d'or et de pierreries, fut blessé par sir William Swynton, et tué d'un coup de hache d'armes par le comte de Buchan. Les archers arrivèrent à temps pour reprendre son corps ; mais l'ennemi, qui se retira précipitamment, emmena les prisonniers^ Cette victoire rehaussa la gloire des Ecossais, et leur général fut nommé par le dauphin connétable de France *.

La vengeance et l'irritation rappelèrent promptement le roi sur le théâtre de la guerre. Des troupes reçurent Tordre de se réunir h Douvres; des emprunts furent levés dans chaque comté, et on convoqua le parlement et l'assemblée du clergé. Tous deux, a la requête de Henri, approuvèrent et ratifièrent le traité de Troyes2. [12 mai.] Le clergé lui vota un dixième ; il ne reçut, et probablement ne réclama aucun secours d'argent des lords et des communes ; mais ils autorisèrent sans difficulté le conseil à lever des emprunts pour l'usage de la couronne, sous la garantie du parlement 3. Impatient de tirer vengeance des meurtriers de son frère, le roi résolut d'opposer Ecossais a Ecossais, et de prendre leurs compatriotes mêmes pour ministres de son ressentiment. [30 mai.] Archibald, comte Douglas, moyennant une pension annuelle de deux cents livres, s'engagea a le servir sa vie durant, avec deux cents hommes d'armes et deux cents hommes de pied ; et Jacques, le jeune roi d'Ecosse, qui était depuis seize ans en captivité, consentit à suivre l'expédition en qualité de volontaire, sur la promesse qu'il reverrait son pays trois mois après son retour. Il ne connaissait probablement pas le projet de Henri, qui se flattait de l'espoir que les Ecossais a la solde du dauphin n'oseraient point combattre contre leur souverain. Il se trompait en ceci ; mais la présence de Jacques lui fournit un prétexte de satisfaire sa vengeance, et tout Ecossais pris les armes à la main fut immédiatement exécuté comme traître 4.

1. Elm. 302-304. Monst. r, 306. Des Ursins, 389. L'historien écossais, qui attribue tout le mérite de la victoire à ses compatriotes, nous dit qu'il n'y eut que 12 Ecossais et 2 Français de tués. Ford. rv, 33. Monsirelet, plus lovai, admet que la perte des deux nations monta à plus de mille hommes. Monst. Ibid.

2. Per ipsum et très status regui sui... videlicet praalatos et clcrum, nobiles et magnâtes, necnon communitatcs dicti regni. Rot. Pari. 135. Ce passage doit embarrasser ceux qui prétendent que le roi lui-même est un des trois états.

3. Ibid. 130. Ces emprunts se levaient d'une manière fort arbitraire. Par ordre du conseil, on envoyait des lettres à des individus, pour les inviter à fournir la somme d'argent qui y était spécifiée (qu'il est dit qu'ils étaient convenus de prêter), ou à comparaître en personne, sous les peines d'usage, devant le roi, n importe où il serait en Angleterre, pour tels objets qu'on leur révélerait alors. Les sommes demandées descendaient jusqu'à quarante shillings. Acts of Counc. u, 280-282.

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