‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 388 sur 563 · Monst. i · texte numérisé non relu

Monst. i

2. Monst. i, 313^ 316, 318, 319. TH. Liv. 92, 93. Elm. 816-325.

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gnificence du régent et de ses nobles ; mais en môme temps ils furent émus et blessés de l'insignifiance comparative où leur propre souverain avait été réduit. L'appareil et les spectacles par lesquels Henri chercha à les amuser ne donnèrent point le change à leurs sentiments, et n'imposèrent pas silence à leurs murmures ; et ces expressions naissantes do mécontentement auraient dû lui apprendre à douter du résultat définitif de son entreprise l. Mais son attention fut reclamée par un objet plus sérieux, la maladie secrète qu'il avait quelque temps affecté de mépriser, mais qui minait rapidement sa constitution, et confondait l'habileté de ses médecins2. [30 juillet.] A l'invitation du duc de Bourgogne, il entreprit de faire lever le siège de Cosne; mais le manquo de forces ne lui permit pas d'avancer ; et h Corbeil il remit le commandement de l'armée a son frère le duc de Bedlord. Le dauphin, alarmé du bruit de son approche, s'était retiré au delà de la Loire3.

De Corbeil, Henri fut ramené au bois de Vincennes, où les progrès de sa maladie ôtèrent bientôt tout espoir de guérison. Il envisagea son sort avec calme, et partagea le peu de temps qui lui restait entre les intérêts de son âme et ceux de sa famille. Quels que fussent ses sentiments, il vit sans exprimer un regret la couronne de France , ce grand objet de son ambition , lui échapper des mains. Mais il parut plein de sollicitude pour le bonheur de son fils; les dangers d'une longue et peut-être orageuse minorité s'offrirent à son esprit, et il répéta avec force et k plusieurs reprises, aux membres de son conseil, ses appréhensions et ses avis, ses désirs et ses ordres. Le jour de sa mort, il appela à son chevet le duc de Bedford, le comto de Warwick, et quatre autres seigneurs de distinction. Il recommanda a leur loyauté sa femme et son enfant ; puis il nomma le comte de Warwick gouverneur du prince, le duc de Gloucester gardien du royaume. Pour dernier avis, il les conjura de cultiver l'amitié du duc de Bourgogne et de lui offrir la régence de France; mais, s'il refusait, de la donner a son cher frère de Bedford. L'issue de la guerre, fit-il observer, était dans les mains de Dieu ; mais il leur défendait, quoi qu'il pût arriver, de remettre en liberté les princes du sang français durant la minorité de son fils, ou de conclure la paix avec le dauphin, à moins que la Normandie ne fût

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