‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 39 sur 563 · CHAPITRE PRKMIHR · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRKMIHR

leur paix ; et après quelques délibérations, un traité fort étendu fut conclu entre lui et Comyn, le tuteur de l'Ecosse [9 fév. 130/4]. 11 fut convenu que tous les prisonniers et otages seraient rendus départ et d'autre ; que Comyn et ses adhérents auraient leurs vie, membres, liberté et propriétés, mais qu'ils seraient passibles de certaines amendes, qui seraient déterminées au prochain parlement; que, pour la tranquillité du royaume, Fraser et Boys, s'ils . n'obtenaient leur pardon, s'exileraient pendant trois ans dans quelque pays étranger, mais non en France; que l'évêquo do Glasgow, James lord Stewart et John Soulis, résideraient pendant deux ans au sud de la Trent; que Graham et Lindsay se retireraient pendant six mois en Angleterre, et que Wallace, s'il lui plaisait, pourrait se soumettre à la volonté et faveur de son souverain seigneur le roi. Le roi accepta ces conditions : Wallace préféra la vie de proscrit, sa première profession, et entreprit d'éluder la vigilance de ses ennemis dans ses forêts et montagnes natales *.

La seule place qui bravait encore Edouard était le fort château de Stirling. L'année précédente, il l'avait sagement laissé de côté, afin d'avoir le loisir de réduire le reste du royaume ; cette fois il requit le gouverneur, sir William Oliphant, de le lui remettre à l'instant. Cet ofûcier demanda la permission de consulter sir John Soulis, ancien régent d'Ecosse, de qui il l'avait reçu en charge [mai]. Edouard rejeta la proposition avec mépris : un conseil de barons anglais et écossais fut assemblé; et une sentence de proscription fut prononcée contre le gouverneur et sa garnison. Mais il fallait des efforts peu communs pour réduire une forteresse bâtie sur un roc élevé et défendue par des hommes d'uno valeur éprouvée. Les machines royales ne purent faire aucun effet sur les défenses extérieures : si les habitations qui étaient au dedans des murs furent abattues sous le poids et la multitude des pierres lancées sur elles la garnison trouva un abri dans les cavernes taillées dans le roc ; et pendant quatrevingt-dix jours [1305], Oliphant déjoua toutes les tentatives do l'ennemi, et, ce qui était plus difficile, résista à toutes les sollicitations de ses amis. Durant le siège, le courage ou la témérité d'Edouard l'exposa au danger le plus imminent. 11 reçut une flèche dans son vêtement de dessus ; son cheval fut abattu d'un

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