Ryîey Ptac. Par. 369. Rot. Pari, i
2. Les pierres jetées dans la ville pesaient de deux à trois quintaux. Hem. 205.
coup de pierre ; mais aux rep résentations amicales de ses chevaliers il répondit qu'il combattait dans une guerre juste, et que sa vie était sous la protection du ciel. A la fin le courage ou les ressources de la garnison s'épuisèrent ; pendant trois jours elle s'abstint de tout acte d'hostilité, et il se tint de fréquentes conférences au pied des murailles entre Oliphant et quelques barons anglais. Le lendemain matin les portes s'ouvrirent, et on vit le gouverneur et vingt-cinq de ses compagnons descendre lentement . la montagne en procession, pieds nus, en chemise, les cheveux épars et la corde au cou [24 juillet]. Arrivés devant Edouard, ils tombèrent à genoux, et les mains levées, ils implorèrent son pardon. « Je n'ai point de pardon pour vous, répliqua-t-il ; vous devez vous rendre à mon bon plaisir. » Ils y consentirent. « Eh bien, dit-il, mon bon plaisir est que vous soyez pendus comme traîtres. Acceptez ceci, ou retournez au château. — Sire, répondit Oliphant, nous nous reconnaissons coupables : notre vie est à votre disposition. — Et vous, que dites-vous? reprit le roi en s'adressant aux autres. — Nous sommes tous coupables, s'écrièrent-ils; nous nous abandonnons tous à votre merci. » Le roi se détourna pour essuyer ses larmes, et ordonna de les conduire comme prisonniers, mais sans chaînes, en Angleterre *.
La reddition de Sterling achevait la soumission de l'Ecosse. Le roi licencia son armée, ordonna aux cours de l'échiquier et du banc du roi, qui avaient été tenues pendant sept ans à York, de reprendre leurs anciens sièges à Westminster, et s'appliqua a réformer les abus qui s'étaient glissés dans le gouvernement de ses états d'Angleterre. Le seul homme dont le patriotisme et l'inimitié auraient pu lui donner un moment d'inquiétude, était Wallace ; et Wallace, tandis qu'Edouard était encore en Ecosse, avait été amené captif à Londres. Sa retraite, à ce que crurent ses contemporains, avait été trahie par un de ses compagnons dont il avait tué le frère. Il fut surpris au lit par sir John Monteith, gouverneur de Dunbarton; fut placé a la barre de la salle de Westminster avec une couronne de laurier sur la tête, et accusé des crimes de trahison, de meurtre et de brigandage. 11 admit les deux dernières charges : il repoussa celle de trahison, parce qu'il n'avait jamais juré fidélité au roi d'Angleterre. Il fut condamné et subit la peine ordinaire des traîtres 2 [23 août].