Wilk. Cou. m
il attira l'attention des communes, qui, pour préserver les universités d'une destruction complète, demandèrent au roi de révoquer les statuts contre les proviseurs, ou de trouver un remède équivalent1. Il les informa qu'il en avait référé aux évêques. Mais ces prélats n'avaient aucun désir que les statuts fussent révoqués; et dans rassemblée du clergé [1417] on publia une loi, obligeant tout patron spirituel, durant les dix années suivantes, à donner le premier bénéfice vacant à sa présentation, et après cela, un sur deux, à quelque membre de Tune des deux universités, gradué dans Tune des trois facultés de théologie, de droit ou de médecine. On espérait que cet expédient ferait cesser leurs plaintes ; mais par suite des objections élevées par les universités elles-mêmes, quatre ans s'écoulèrent avant qu'il fût mis à exécution2. Le fait est que les personnes qui souffraient principalement de l'usage des provisions, et qui profitaient le plus des statuts portés contre, faisaient partie des hautes classes du clergé. Comme leur droit de présentation avait été envahi par l'exercice de la prétention du pape, elles avaient dans l'origine provoqué les plaintes que le lecteur a si souvent remarquées, et maintenant elles étaient plus disposées à faire un léger sacrifice qu'à consentir à la révocation des statuts qui leur assuraient l'influence du patronage, et les garantissaient de l'intervention des pontifes8.