‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 4 sur 563 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ii pied. Los Anglais remportèrent le prix après la lutte la plus dangereuse et la plus sanglante ». x

Edouard songea alors sérieusement à retourner en Angleterre ; il donna. môme des ordres relatifs aux apprêts de son couronnement 2. Mais son départ fut encore différé par la discussion d'un projet intimément lié aux intérêts commerciaux de son pays. Plusieurs de ses prédécesseurs avaient acheté les services militaires des comtes de Flandre moyennant des annuités qui s'éteindraient à leur mort. Le contrat était facultatif et basé sur la convenance mutuelle. Mais Marguerite, la comtesse régnante, l'avait pris pour un droit, et avait demandé, avant la mort du dernier roi, le payement d'une longue balance d'arrérages, montant à près de quarante mille marcs. La réclamation fut rejetée avec indignation, et la comtesse, sans en peser les conséquences pour elle-même ou pour son peuple , fit saisir comme indemnité toutes les laines d'origine anglaise dans ses états, quoique les Irois quarts de ces laines eussent cessé d'être une propriété anglaise. Henri eut recours aux représailles, et la saisie des manufactures flamandes procura une somme de huit mille livres qu'il partagea entre les victimes de la confiscation des laines en proportion de leurs pertes respectives. En même temps le roi défendit l'exportation de la laine et des peaux de mouton en Flandre, et invita, avec l'offre d'une prime, les drapiers flamands à s'établir dans ses états. On découvrit cependant que par l'entremise d'autres étrangers les articles prohibés s'introduisaient aisément dans le pays, et Edouard, peu après la mort de son père, défendit, sous des peines sévères, toute exportation de laines. Cette mesure triompha de l'obstination de Marguerite. Les métiers des tisserands flamands restaient oisifs, les manufacturiers étaient réduits a la pauvreté, la comtesse elle-même perdait la branche la plus productive^ son revenu. Elle sollicita un accommodement [24 juin], et Edouard consentit a une entrevue avec son fils Guy a Mon treuil. Une députation de commerçants de Londres l'accompagnait pour l'aider de ses avis : les conditions prescrites par le roi furent acceptées, et Guy consentit a faire des excuses publiques. Il fut introduit [24 juillet] avec les seigneurs flamands auprès d'Edouard, qui avait assemblé autour de lui sa

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