‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 418 sur 563 · Rot. Pari, iv, .m Monst. n · texte numérisé non relu

Rot. Pari, iv, .m Monst. n

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pagné d'un dos juges, et infligeant la peine de mort aux coupables; mais il paraît que sa loyauté et sa religion étaient animées et allermies par sa passion pour l'argent. [11 mai 1431. ] Au mois de mai, il demanda et obtint du conseil une gratification de cinq cents marcs; en juillet [16], il fit une autre demande, et reçut une somme égale; sa rapacité ne fut pas encore satisfaite, et en novembre [18-19j, les lords consentirent à lui reconnaître un salaire annuel de six mille marcs durant l'absence du roi, et de cinq mille après le retour du roi, mais à condition qu'il s'acquitterait de ses fonctions sans faire aucune réclamation en sus pour services particuliers *.

La guerre languit pendant les deux années suivantes. Sa durée avait appauvri et épuisé les deux partis; mais s'ils étaient trop faibles pour pouvoir agir avec vigueur, ils étaient trop fiers pour vouloir mettre lin a la lutte. En 1632, il arriva un événement qui fit pencher la balance en faveur de Charles. La duchesse de Bedford, dont l'influence sur son mari et sur son frère avait maintenu l'union des éléments discordants dont se composait la confédération, mourut en novembre, et le mariage précipité du régent avec Jacquctte de Luxembourg, vassale du Bourguignon, en hâta la dissolution [16 mai 1433]. La désapprobation de Philippe fut reçue par le duc avec colère et mépris; il se trouva des .amis officieux pour augmenter la dissension par leurs suggestions malveillantes; et la mésintelligence des deux princes fut si marquée et si publique, que, lorsque le cardinal de Winchester tâcha d'opérer une réconciliation, il ne put les décider a se parler2. Cette occasion propice ne fut pas perdue par les ministres de Charles, qui eurent recours à tous les expédients pour détacher le Bourguignon de ses alliés. Il avait tiré ample vengeance du meurtre de son père; ses préjugés et ses intérêts étaient intimement liés à la cause de son souverain national ; et les vœux de son conseil et de ses sujets tendaient au même but. S'il adhérait encore à une ligue qu'il haïssait et condamnait à présent, c'était à cause du serment qu'il avait prêté de ne pas faire la paix sans le consentement des Anglais. Four lever cetto difficulté on suggéra l'idée, dans une conférence entre lui et ses beaux-frères, le duc

1. Vovez Fabyan, G02. Citron, de Londres, 11!). Hall, 166. Acts of Coun. iv, 88, 89, 91, 100, 104, 105, 100, 107. Peli Records, 412, 415. 11 est singulier que, bien que dans les minutes du conseil il ne soit ordonné de payer que 100 marcs au duc, on voie dans les « Issue Rolls > qu'il lui fut fait le lendemain un payement de 500 marcs pour le même motif. Peli Records, 412.

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de Bourbon et le connétable de France, de tenter une pacification générale sous la médiation du pape, comme père commun des princes chrétiens.

[1435.] Eugène TV accéda avec joie à cette proposition ; et en 1/i35 se tint le congrès d'Arras, la plus illustre conférence politique que l'Europe eût encore vue. Le duc de Bourgogne , le prince le plus magnifique de l'époque, convoqua à sa cour toute la noblesse de ses états; le pontife fut représenté par le cardinal de Santa Croce ; et le concile de Bâle, qui siégeait alors, par le cardinal de Chypre ; les intérêts du jeune Henri furent défendus par son grand-oncle, le cardinal Beaufort, avec vingt-six collègues, dont la moitié français et la moitié anglais t, et Charles envoya une légation de vingt-neuf seigneurs et ministres, à la tête de laquelle étaient le duc de Bourbon et le connétable [19 août]. A ces envoyés se joignirent ceux des rois de Sicile, de Norvège, de Danemarck et de Pologne, de beaucoup de princes d'Allemagne et d'Italie, et des cités de Flandre et des villes anséatiques. Les premiers jours se passèrent en festins, tournois et parties 4e plaisirs ; mais rien qu'en ceci la cordialité entre les Bourguignons et les Français fut assez visible pour éveiller la jalousie et les appréhensions des Anglais. Le cardinal de Santa Croce ouvrit les conférences par un lieu commun sur les ravages et les maux de la guerre; et pendant plusieurs jours on échangea des projets et des contre-projets ; mais les prétentions des deux cours étaient si opposées et si extravagantes, que tout espoir de pacification s'évanouit promptement2. Les cardinaux médiateurs et les ministres bourguignons avaient été gagnés par les Français. Les premiers blâmèrent l'inflexibilité des Anglais; les seconds tenaient prêt a signer un traité d'amitié entre leur maître et Charles. Pour s'épargner la mortification d'être témoin d'une transaction si désavantageuse, le cardinal de Winchester quitta avec ses collègues le lieu de la négociation [6 sept.] ; et trois semaines après [26 sept.], la paix fut proclamée entre la France et la Bourgogne. Les conditions en avaient été dictées par Philippe : Charles devait exprimer son regret du meurtre du feu duc, s'engager a punir les meurtriers, et livrer à Philippe plusieurs forteresses en garantie du payement de quatre cent mille couronnes. Dès que le traité fut signé, les négociateurs français,

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