‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 426 sur 563 · Rym. xi · texte numérisé non relu

Rym. xi

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Charles à consentir a une paix delinitive ; et Henri, de son côté,, s engagea à lui rembourser cet argent lors de la signature du traité ,ou, à défaut de celle-ci , lors de son retour en captivité1. Il fut relâché vers la fin de Tannée 1440 [13 nov. ]; et au lieu d'effectuer l'objet de sa mission, il se vit exclu de la cour par les intrigues des favoris du roi. Henri fut forcé de prolonger le temps lixé pour son retour ; et il finit par obtenir dans le conseil l'influence qui était due à son rang et à son habilelé. Charles écouta alors ses suggestions en faveur de la paix. Le duc lui-même et le comle de Suffolk furent les principaux négociateurs [1444] ; et quoiqu'ils ne pussent pas décider leurs cours respectives a convenir d'une base générale de pacification , ils conclurent un armistice de deux ans, durant lequel on espérait découvrir quelque moyen d'ajuster les prétentions opposées et de concilier les intérêts des souverains rivaux 2.

Jusqu'ici l'attention du lecteur a été occupée de la conduite de la guerre en France : cette suspension temporaire des hostilités lui donnera le loisir de retourner aux événements domestiques des vingt dernières années et aux divers incidents qui varient l'histoire do cette période. I. Avant que Jacques d'Ecosse fut rétabli sur son trône, une trêve de sept ans avait été conclue entre les deux royaumes [28 mars 1424] 3. Le roi l'observa soigneusement ; non pas qu'il conservât un bien vif attachement pour le lieu de sa captivité ; mais parce qu'il désirait la paix, afin de dompter l'esprit factieux de ses nobles, et d'encourager chez son peuple des habitudes de travail et de subordination. Aussi son alliance avec l'Angleterre ne l'empêcha pas de recevoir les ambassadeurs du monarque français. Il renouvela l'ancienne ligue entre les doux couronnes, et convint de donner la princesse d'Ecosse en mariage au Dauphin dès que les parties auraient atteint l'âge de puberté [17 juillet 1428]. Sa pauvreté ne lui permit pas d'offrir avec sa fille une dot convenable au rang de la future ; mais il consentit, ce qui était plus agréable encore, a une aide de six mille hommes de troupes écossaises, dès qu'il arriverait de France une flotte pour leur transport4. Pour s'assurer de son amitié,

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