‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 430 sur 563 · Rym. x, G · texte numérisé non relu

Rym. x, G

3. Ce délit était commun , et toujours puni d'une amende et souvent aussi de l'emprisonnement, si le mari était d'un rang inférieur à celui de la femme. Nous rencontrons dans les Actes du Conseil de ces sortes d'amendes de 1,000 1, ou de 12,000 marcs, etc. Voyez Acls, m, 130, M5, 161, 252.

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wallader 1 . 11 ne paraît pas que ce- mariage ait été jamais formellement reconnu ; mais il fut suivi d'un acte du parlement, qui déclarait qu'épouser une reine douairière sans la permission du roi élait un délit punissable de la perte des terres et biens meubles2 [1M8] ; et dès que Catherine fut morte, Tudor reçut Tordre de comparaître en personne h Daventry devant le roi [3 janvier 1637J. A sa demande, un sauf-conduit lui fut accordé, mais fut violé ensuite [mars]. 11 s'échappa de prison, fut repris, et s'échappa une seconde fois. Nous ignorons la cause réelle de cette sévérité : l'acte avait été rendu après son mariage , et il n'en est pas fait mention dans les actes du conseil : d'après les termes dans lesquels cet acte est conçu , on doit peut-être inférer qu'il avait fait ou dit quelque chose de nature à réveiller les craintes qu'avaient données, prétendait-on, les anciens princes de Galles, et que, fier de son alliance avec les familles royales d'Angleterre et de France, Owen ap Tudor pouvait être tenté de reprendre le rôle d'Owen Glcndower, et rencontrer comme ce chef un appui empressé et enthousiaste dansles prédilections nationales de ses compatriotes3. Quoi qu'il en soit , Tudor, après sa seconde évasion, ne fut plus inquiété. Henri reconnut pour frères les fils qu'il avait eus de Catherine, et créa Edmund comte de Richmond, et Jasper comte de Pembroke [1/i52]. Owen, le plus jeune, devint moine de l'abbaye de Westminster.

III. Ce fut probablement à cause de ce mariage que Henri, dès l'âge de trois ans , fut ôté des mains de sa mère , et confié aux soins de dame Alice Boitiller, h laquelle, comme gouvernante, on fit donner par l'enfant roi, dans un décret spécial et de l'avis du conseil, l'autorisation de le châtier de temps en temps, de façon raisonnable, selon que le cas pourrait l'exiger, sans être appelée ultérieurement h en rendre compte4 [21 février 162/i]. De la

1. La Chronique de Londres affirme que Tudor n'était point < un homme de naissance. » ( P. 133. ) Cependant le conseil dans un instrument officiel lui donne le titre de « armiger. » Rym..x, 709. Ses fils Edmund et Jasper furent confiés aux soins de Catherine de la Pôle, abbesse de Barking.

2. On ne peut douter qu'un tel acte n'ait été rendu, quoiqu'il ne se trouve pas maintenant sur les rôles. Mais sir Harris Nicolas nous informe que le feuillet de parchemin sur lequel il devrait se trouver, manque, et que les numéros des autres feuillets ont été changés. Arts of Coati, v, xvn, note 2.

.3. Nous rencontrons ces expressions : « Sa malicieuse intention et imagination;* le danger de «rébellion, murmure ou inconvénients de son élargissement; ?> « la disposition des Galles. » Ibid. p. 50.

4. De nous rcsonablement chastier de temps en temps ainsi comme le cas requerera. Ibid. ni, 143. Cette dame en retour de ses services reçut une pension à

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tulelle de la dame Alice, il passa daus sa septième année sous la conduite du comte de Warwick [1er juin 1628], qui, dans ses lettres patentes de nomination , eut ordre de prendre soin de la santé et de la sûreté de la personne royale , de surveiller l'éducation de son élève sous le rapport des mœurs et de la vertu, de la littérature et des langues, des manières et de la politesse, et de toutes les perfections qui conviennent h un grand roi, et de le chAtier de sa négligence ou de sa désobéissance de la façon dont on a coutume de châtier les autres princes du même âge1. Mais lorsque Henri eut atteint sa onzième année, Warwick s'adressa au conseil pour avoir de plus amples pouvoirs. Il voyait que des officieux , pour faire leur cour au souverain , lui avaient rempli l'esprit de l'idée de son importance, et qu'il ne voulait plus se soumettre aux punitions que l'on jugeait parfois nécessaire derlui infliger. Le comte demandait donc [29 nov. 1632] qu'on l'autorisât à nommer ou congédier les personnes composant la maison royale, à empêcher tout étranger de parler au roi, a moins que ce ne fût en présence de l'un des quatre chevaliers du corps, et de le faire changer de lieu selon qu'il le trouvait nécessaire a sa santé qu à sa sûreté. 11 requérait aussi le conseil d'admonester le roi en corps, sur la nécessité d'obéir a son précepteur, et de lui promettre à » lui-même de le soutenir, si, pour avoir été châtie, son élève concevait de l'antipathie contre lui2. Toutes ces demandes furent accordées. 11 fut néanmoins impossible d'exclure les flatteurs du prince, qui, à leur suggestion, demanda dans sa quatorzième année a être admis au conseil, et à être mis au fait de la manière dont les affaires du royaume étaient conduites [12 nov. 1634]. Cette réclamation éprouva une résistance ferme mais respectueuse 3. Henri céda pour le moment ; mais trois ans plus, tard ,

vie (!<• 10 I. à laquelle* on en ajouta ensuite une autre de 30 marcs. Je dois faire observer que le roi Jean donna des pensions de deux pence par jour aux nourrices de ses enfants. Rot. Claus. i, 150, 17ô. Mais les nourrices de Henri V,VI, VJI, recurent vO 1. par an tant qu'il plairait au roi ; ce qui , de l'ait , était pour la vie. Acïs oj Court, m. Pell Records, 384. Ellis, 2, ser. ir17l.

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