Rym. x, 3!W. Rot. Pari, iv
iî. Rot. Pari. 433, 134. Si nous en croyons Hardyng, quoique
« Le comte Richard sur beaucoup de points essentiels L'instruisit, cependant par simplicité de tète, Il pouvait concevoir peu de chose dans son sein, Il ne pouvait distinguer le bien du mal. »
3 Les membres du conseil (le duc de Gloucester seul était absent) répondirent que « Dieu, il est vrai, avait doué le roi d'autant d'intelligence et de tact qu'ils en avaient vu ou connu dans aucun prince ou autre personne de son âge ; néan-
502 HISTOIRE D ANGLETEKHE.
il renouvela sa demande [13 nov. 1637]. Pour le satisfaire, il fut décidé que le pardon des délits, la collation des bénéfices et toutes les grâces spéciales seraient réservés au roi; qu'il serait mis au fait de tous les débats d'importance relatifs à sa couronne et h ses prérogatives; et qu'il déciderait dans toutes les questions sur lesquelles le conseil serait divisé d'opinion au point que la majorité n'excédât pas les deux tiers des membres1. Le gouvernement resta en cet état jusqu'à ce que le roi fût majeur.
iy. Le lecteur a déjà vu le commencement de la querelle entre le duc de Gloucester et son oncle l'évoque de Winchester. Leur rivalité mutuelle convertit ces proches parents en implacables ennemis, et donna insensiblement à leurs vues de politique nationalg une direction opposée. Le duc se proclama l'ardent et l'inexorable avocat de la guerre : révoque prit avec une égale véhémence le parti de la paix ; et comme h conseil oscillait perpétuellement entreTinfluence de l'un et celle de l'autre, la guerre ne fut jamais conduite avec vigueur, et des obstacles furent constamment apportés a la conclusion de la paix. Les démêlés de ces deux ministres sont en eux-mêmes indignes de l'attention de l'histoire; mais ils sont importants par leurs conséquences, * qui se ressentirent pendant la plus grande partie du règne de Henri.
Quand Beaufort, du vivant du dernier monarque, se rendit au concile de BiUe, Martin V le nomma cardinal et légat apostolique en Angleterre, en Irlande et en Galles, avec promesse que sa création et sa nomination seraient publiées plus tard dans la forme accoutumée2 [28 déc. 1417], Cette nouvelle alarma la jalousie de l'archevêque Chichely. Les autres légats étaient des étrangers qui séjournaient trop peu de temps pour porter aucun préjudice durable aux droits du métropolitain; mais Beaufort
moins pour être vraiment quittes envers Dieu, le roi et son peuple, ils n'osaient prendre sur eux de lqi mettre en tète qu'il était doué en outre d'assez de tact, de connaissances et de sagesse, qualités qui en grande p irtie étaient le fruit de l'expérience, ni d'assez de prévoyance et de discrétion pour rejeter et choisir dans des matières de haute importance et de grande difficulté, comme il ét lit utile et convenable à lui et à son peuple. Ils pensaient donc qu'il serait périlleux et nuisible de changer la règle et le gouvernement qui, avant ceci et dans son dge tendre, avaient été établis pour le bien et la sûreté de sa noble personne et de ce pays; et ils espéraient que si on lui faisait encore une motion de cette espèce, avant de l'agréer, il prendrait l'avis de son grand conseil , ou du conseil permanent qu'il aurait alors : mode de conduite qu'ils croyaient et pensaient être le meilleur qu'ils pussent lui tracer. » Ibid. 438.