‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 437 sur 563 · Roi. Pari iv, 390, 391. Rym. x · texte numérisé non relu

Roi. Pari iv, 390, 391. Rym. x

3. D'après la condition de la fin de l'acte, il me parait évident que la saisie fut faite par ordre du duc, et je crois probable que ses joyaux avaient été confisqués à l'échiquier sous prétexte de l'enregistrement d'après la clause non obstante. Rym. x, 517.

4. Ibid. Deux ans plus tard, dans un grand conseil, le roi admit à la requête des lords, qu'en conscience il n'avait point droit aux joyaux, et ordonna de rembourser les 6,000 1. ; sur quoi le cardinal lui prêta 1,000 marcs pour la guerre de

A dater, de ce moment, et pendant plusieurs années, l'oncle et le neveu, également jaloux l'un de l'autre, travaillèrent à augmenter leur influence par l'avancement de leurs créatures. Gloucester, en toute occasion, poussait en avant Richard, duc d'York, sur qui se concentraient tous les droits de la maison de Clarence : le cardinal épousait, en toute occasion, les intérêts de son neveu, Henri Beaufort, comte et ensuite duc de Somerset. Le premier continuait a présider le cabinet et a satisfaire sa rapacité en obtenant des donations de la couronne ; le dernier faisait chaque année des prêts au gouvernement, et conduisait en personne presque toutes les négociations avec les puissances étrangères. Quoique, en ce qui concernait la paix, elles eussent été infructueuses jusqu'alors, elles avaient servi à accroître sa popularité. La nation, épuisée par une lutte longue et ruineuse, transporta naturellement son affection du patron de la guerre h l'avocat de la paix.

Enfin les deux rivaux firent un grand essai de leurs forces [1439]. Le duc d'Orléans avait souvent et instamment sollicité sa délivrance, promettant d'user de toute son inlluencepour rendre le cabinet français accessible à des propositions de paix. Le cardinal favorisait sa demande, le duc s'y opposait. Le premier faisait valoir que dans l'état d'épuisement où se trouvait la nation, il était prudent d'employer tous les expédients qui pouvaient terminer honorablement la guerre ; et qu'a tout événement la rançon du duc mettrait le roi à môme de continuer la lutte pendant deux ans sans ajouter aux charges du peuple. Gloucester fondait son opposition sur les talents du prisonnier et la connaissance qu'il avait de la politique et des ressources de l'Angleterre. Charles et son fils, faisait-il observer, étaient des princes de médiocre capacité, guidés par leurs ministres, et opposés l'un à l'autre par les intrigues de leurs favoris; mais si le duc d'Orléans obtenait sa liberté, il réunirait les deux partis, prendrait la direction du cabinet, et apprendrait aux Anglais à condamner leur folie d'avoir fourni à l'ennemi un conseiller si habile !. Pour diminuer l'influence du cardinal, Gloucester remit au roi un mémoire contenant, sous vingt chefs différents, les délits réels ou supposés de ce prélat; mais quoiqu'il soit probable que sur un si

France. Aris of Cou», iv, im. Malgré le compromis passé en parlement, les joyaux n'avaient pas été restitues , car le roi paya pour eux au cardinal, le 10 juin 1434, 8,000 1., valeur à laquelle ils avaient été estimés. Peîl Records, 125.

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