‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 46 sur 563 · New R>/m. 736, 581. Heraing. 21. T rivet · texte numérisé non relu

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4. Dunst. 593. Klle fut oubliée in-folio, Londres, 1802, sous le titre di» Ta ratio ecdesiasfica Anghst et U'alli.v uuctoritah; V. Nicholai IV. Cirât

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résolu! do faire un effort sérieux pour reprendre la Guyenne; el afin de couvrir les frais de la prochaine campagne, il eut recours a un expédient hardi, mais despotique. Des commissaires furent chargés de fouiller les trésors de toutes les églises et de tous les monastères : les sommes qui s'y trouvèrent déposées, soit qu'elles fussent la propriété des corporations monastiques et cléricales, soit qu'elles eussent été placées la pour plus de sûreté par des particuliers, furent enregistrées aux rôles de l'échiquier; et les plus considérables furent emportées, sous la dénomination d'emprunt, pour l'usage du roi. Quelques mois après, par prières et par menaces, mi décida les citoyens de Londres, assemblés en conseil de commune, a accorder un sixième de leurs biens meubles ; et on envoya des commissaires à toutes les autres cités et aux bourgs pour les presser d'imiter la capitale. Les lords et les chevaliers des provinces donnèrent a contre-cœur un dixième [12 nov.] ; mais il harangua lui-même les membres du clergé, et finit par requérir la moitié de leur revenu, tant de leurs flefs . laïques que de leurs bénéfices. A cette demande sans précédents, ils furent remplis d'étonnement. On était menacé d'une vigoureuse opposition ; mais leur chef, l'archevêque de Canterbury, avait précédemment quitté le royaume; le doyen de Saint-Paul, qu'ils avaient envoyé faire des représentations au roi, expira subitement en sa présence; et un chevalier, sir John Havering, entrant inopinément dans la salle, leur adressa ces paroles : « Révérends pères, s'il en est un parmi vous qui ose contredire la volonté royale , qu'il s'avance, afin que sa personne soit connue et notée comme celle d'un homme qui a rompu la paix du roi. » A cette menace, ils se soumirent; et le succès de cette expérience engagea le roi à la renouveler l'année suivante. Les représenlants des cités et des bourgs furent alors convoqués en parlement [27 nov. 1295], et votèrent un septième. Les lords accordèrent un onzième. Aux membres du clergé, il demanda un tiers ou un quart. Ils alléguèrent leur insuffisance, mais offrirent un dixième, qui, après un refus dédaigneux et un délai de deux mois, finit par être accepté1. Alarmés de si lourdes et de si fréquentes exactions, ils commencèrent à chercher protection. Edouard avait récem-

A. D. 1291. C'est d'après elle que furent réglées toutes les taxes pavées au pape et au roi par le clergé à bénéfices, jusquVu recensement de la 06* année du règne de Henri VIII.

1. West. Wikes, 12G. Walsing, 65. Knvghton, 2501. Duns. C29. Iïemingford, 52, 54.

il. 6

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ment employé l'autorité du papo pour contraindre au payement des dixièmes destinés a la guerre sainte : ils eurent recours à la môme autorité pour se garantir des extorsions du roi ; et Boniface VIII, à leur prière, publia une bulle [2ù février 1296] qui défendait aux membres du clergé de tous les pays chrétiens de concéder à des laïques les revenus de leurs bénélices sans la permission du saint-siége *. Sous ce prétexte, au mois de novembre suivant [3 nov.], ils résistèrent a la demande que fit le roi d'un cinquième; et obtinrent un répit jusqu'en janvier, durant lequel le sceau royal fut apposé sur leurs granges. Au jour marqué (14 janvier 1297), des commissaires furent envois pour demander leur réponse ; et l'archevêque , se levant, lflE parla en ces mots : « Vous savez, mes sieurs, que sous Die% tout-puissant, nous avons deux seigneurs, l'un spirituel, tiautre temporel. Obéissance est due à tous deux, mais plus au Spirituel. Nous sommes disposés a faire tout ce qui est en notre pouvoir, et nous enverrons à nos frais des députés pour consulter le pape. Nous vous prions de porter cette réponse au roi, car nous n'osons lui t parler nous-mêmes. » Edouard avait déjà pris sa résolution. Il consulta les pairs laïques, publia une proclamation (12 février) qui mettait hors la loi les membres du clergé tant régulier que séculier, et prit possession de tous leurs fiefs laïques, de leurs biens et effets mobiliers au profit de la couronne2. Le lord chef de justice du banc du roi en annonça ainsi les conséquences en cour plénière : « Vous qui êtes ici présents, procureurs et fondés de pouvoir des archevêques, évêqués, abbés, prieurs et autres du clergé, sachez et faites savoir à vos maîtres que dorénavant aucune sorte de justice ne leur sera faite dans aucune des cours du roi, pour aucun dommage quelque grave qu'il soit; mais que justice sera obtenue contre eux par tout plaignant qui la requerra de nous 3.

[6 février.] Avant que les ordres du roi eussent été publiés,

1. Dans cette bulle le pape excommuniait toutes les personnes qui imposaient

des charges illégales au clergé , et tous les ecclésiastiques qui se soumettaient à ces charges (Ky m. II, 706); mais Vannée suivante (22 juillet 1297), dans une bulle explicative, il déclara que sa prohibition et censure précédente ne s'étendait pas aux aides volontaires accordées par le clergé, ni aux cas de nécessité où des contributions étaient nécessaires pour la sûreté du royaume, nécessité dont le roi et son conseil étaient les juçes convenables ; ni à la diminution de tout droit, liberté ou coutume dont le roi, les barons ou autres seigneurs temporels étaient en légitime possession. S pond. 322. Brady, m, 54.

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