Rot. Pari, vi, 233, et Fenn
2. Ibid. Rym. G54-657. La recompense était 100 1. par an en terres ou 1,000 1. en argent : on peut inférer de là que les terres sous ce règne se vendaient au denier dix.
vers la Normandie, capturèrent tous les vaisseaux marchands flamands qui se trouvèrent sur leur chemin, et furent reçus à Harfleur, avec de grands honneurs, par l'amiral de France *.
Louis XI, jusque-lh, n'avait épousé que faiblement la cause de la maison de Lancaster; mais il vit alors le parti qu'il pouvait tirer de l'arrivée de Warwick et de ses amis, et il ordonna de les héberger le mieux possible, eux et leurs femmes, dans les villes voisines. Clarence et le comte furent invités à sa cour, à Amboise et à Angers, où ils rencontrèrent la femme de Henri, Marguerite d'Anjou [15 juillet]. Jamais deux personnes ne s'étaient fait plus de mal l'un à l'autre que le comte et la princesse ; mais le malheur émoussa leur haine mutuelle, et l'intérêt les engagea à oublier leur inimitié passée. Après une résistance décente, Marguerite laissa vaincre son antipathie par les serments de Warwick et l'autorité de Louis. Elle promit sur les Evangiles de ne jamais lui reprocher le passé, mais de le réputer bon et fidèle sujet à l'avenir : pour cimenter leur amitié, il fut convenu que le prince, fils de Marguerite, épouserait Anne, fille de Warwick ; et, pour endormir le mécontentement probable de Clarence, qu'à défaut d'enfants de ce mariage, le droit à la couronne, à la mort du prince, reviendrait au duc ; enfin, Louis, en conséquence de cette réconciliation, s'engagea à fournir l'aide que Warwick demandait pour l'expédition qu'il projetait de faire en Angleterre2.
Les seules personnes mécontentes de cet arrangement furent Clarence et sa femme. Jusqu'alors la perspective de succéder à son frère sur le trône l'avait engagé a suivre les conseils de Wau> wick ; maintenant il voyait un autre compétiteur s'interposer entre lui et l'objet de son ambition, et sa chance de succès reposer sur une contingence éloignée et fort incertaine. Son mécontentement fut adroitement fomenté par les intrigues d'un agent femelle. Une dame de la suite de la duchesse, dans la précipitation de la fuite, avait été laissée en Angleterre, mais elle eut la permission de la suivre, en apparence par une attention du roi pour sa belle-sœur, — en réalité, afin qu'elle pût porter des instructions secrètes à Clarence. Elle représenta à ce prince