‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 499 sur 563 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

devoir sous un temps donné, leur assurant que s'ils pouvaient prouver leur innocence, il accepterait leur justification avec plaisir; et que, s'ils ne le pouvaient pas, il se souviendrait toujours qu'ils lui étaient alliés par le sang, et qu'il les avait comptés jadis parmi ses plus chers amis K En même temps, il ôta a Clarence la lieutenance d'Irlande, et la donna au comte de Worcester; il rendit à Henry Percy le comté de Northumberland et la garde des marches de Test [25 mars], donnant en compensation au frère de Warwick, qui les avait toujours eus depuis la bataille de Towton, le titre stérile de marquis Montague; et ayant appris que les fugitifs, qui n'avaient pu corrompre la fidélité du lord Stanley, avaient marché au sud, il donna des commissions [26 mars] pour mettre sur pied la population de tous les comtés par lesquels il était probable qu'ils passeraient. De York, il se rendit en hâte a Nottingham, où, le délai qui leur était accordé étant expiré, il les déclara traîtres [31 mars], et ayant offert des récompenses pour leur arrestation, il continua sa marche avec la plus grande diligence. Mais ils fuyaient plus rapidement qu'il ne pouvait les poursuivre; et au moment où il atteignait Exeter [15 avril], ils avaient rassemblé des vaisseaux à Dartmoulh, d'où ils firent voile vers le port de Calais

Warwick avait confié le gouvernement de Calais à un gentilhomme de Gascogne, nommé Vauclerc, chevalier de la Jarretière. A son effroi et à son étonnement, les batteries de la place tirèrent sur lui lorsqu'il essaya d'y entrer. Ce fut en vain qu'il envoya un officier faire des remontrances. Vauclerc, instruit de ce qui venait de se passer en Angleterre, avait résolu de jouer un jeu profond, mais sûr, à ce qu'il croyait. 11 s'excusa de sa conduite auprès de Warwick, en l'informant que la garnison était mal disposée, et le trahirait infailliblement s'il débarquait. En même temps il dépêcha un messager a Edouard avec des assurances de sa loyauté, et de la résolution où il était de conserver h son souverain une forteresse si importante. On ignore l'impression que ses raisons firent sur l'esprit de Warwick ; mais Edouard le récompensa en lui donnant le gouvernement de Calais, et le duc de Bourgogne lui accorda une pension de mille couronnes. Les fugitifs, après une courte délibération, dirigèrent leur course

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