‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 503 sur 563 · Commines, m · texte numérisé non relu

Commines, m

2. Quoiqu'on eût permis à l'archevêque de rester au Moor dans leHertfordshire, « on y laissa avec lui plusieurs des serviteurs du roi, » évidemment pour surveiller ses mouvements. Fenn, il, 48.

3. Commines, ibid. Hall, 307, 208. Le duc de Bourgogne écrivit avec une chaleur inaccoutumée à ce sujet. « Par Saint-George, » dit-il dans une de ses lettres, « si l'on n'y pourvoid, à l'aide de Dieu j'y pourveoirai sans vos congiés n'y vos raisons. » Apud Duclos, n, p. 11.

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citer une rébellion dans le Northumberland, et qui, à rapproche du roi, se retira au delà des frontières d'Ecosse *. Les comtés du sud se trouvèrent ainsi ouverts aux envahisseurs. Les habitants du Kent avaient pris les armes ; à Londres , le docteur Goddard prêcha h Saint-Paul' s Cross en faveur du titre de Henri VI ; Warw ick proclama ce monarque, ordonna à tous les hommes de seize à soixante ans de rejoindre son étendard, et marcha, avec une armée qui s'accroissait a toute heure, pn droite ligne sur Nottingham. Toujours inconsidéré , le roi avait affecté de traiter l'invasion avec sa légèreté ordinaire : il était heureux que ses ennemis vinssent enfin se mettre en son pouvoir, et il comptait sur le duc de Bourgogne pour les empêcher de s'échapper par mer. Mais l'illusion fut bientôt dissipée. 11 ne vint à ses quartiers de Doncaster qu'un très-petit nombre de ceux qu'il avait convoqués, et la plupart de ceux-ci saisirent la première occasion de partir. Comme il était à dîner ou au lit, il reçut l'avis que Warwick continuait d'approcher en toute diligence, et il n'était pas remis de sa surprise , qu'un second messager l'informa que six mille hommes, qui jusque-là avaient porté la rose blanche, venaient, à l'instigation de Montague, de jeter cet emblème, et lançant leurs bonnets en l'air, s'étaient écriés : « Dieu bénisse le roi Harry ! » On dépêcha immédiatement un bataillon de gardes pour s'assurer du pont voisin, et le roi, après une courte consultation avec ses amis , montant à cheval , courut , sans s'arrêter, jusqu'à la ville de Lynn. Il trouva dans le port un vaisseau anglais et deux bricks hollandais ; et s'embarquant sur eux avec quelques seigneurs et environ huit cents hommes, il força les matelots à lever l'ancre et à gouverner immédiatement sur la côte de Hollande [3 oct.]. Une flotte de pirates des villes anséatiques aperçut les fugitifs , et pour échapper à la poursuite de ces ennemis inconnus, le roi fut forcé de faire échouer son navire. Il débarqua près d'Alkmaar, fut reçu avec toutes les marques possibles de respect par Grutuse, gouverneur de la province, et mené par lui à la Hogue, à la rencontre du duc de Bourgogne. Ainsi , par sa présomption et son inactivité, Edouard perdit sa couronne avant d'avoir pu frapper un seul coup pour la sauver La reine Elisabeth était restée à la Tour avec sa famille : mais,

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