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trône tant qu'il resterait un Neville en liberté. Ils avaient chassé ensemble à Windsor, et le roi a son tour promit de chasser avec le prélat au Moor dans le Hertfordshire. Les préparatifs les phi9 magnifiques furent faits pour sa réception [1473] ; toute Far» genterie, que l'archevêque avait cachée depuis la mort de son frère, avait été réunie, et la principale noblesse des environs avait été invitée à la fête. Mais Edouard le fit venir à Windsor, et l'arrêta sous prétexte qu'il avait prêté de l'argent au comte d'Oxford. On saisit le revenu de son évêché, on confisqua son argenterie, sa mitre fut convertie en couronnes, et ses joyaux furent partagés entre le roi et le prince de Galles. Le prélat languit en prison trois années, tant en Angleterre qu'à Guisnes, et ne recouvra la liberté que quelques semaines avant sa mort, l'an 1476. 6. Le comte de Pembroke, frère utérin de Henri, s'échappa avec son neveu, le jeune comte de Richmond, de sa ville de Pembroke, oîi il était assiégé, s'embarqua à Tenby, et fut poussé par une tempête sur la côte de Bretagne. Le roi, comme s'il eût prévu la vengeance rigoureuse que ce jeune prince était destiné à exercer sur la maison d'York, employa les sollicitations et les promesses pour se faire livrer l'oncle et le neveu. Mais le duc François, quoiqu'il eût besoin de l'assistance d'Edouard, refusa de trahir les exilés. Une fois, à la vérité, sa résolution fut ébranlée par l'offre que fit le roi d'Angleterre de lui donner sa fille, avec une dot princière, et la promesse en même temps de ne faire aucun mal aux captifs. En conséquence, François remit l'un d'eux, le jeune comte de Richmond, aux messagers d'Edouard; mais sa conscience aussitôt le lui reprocha, et se méfiant des intentions du roi, il leur reprit le comte avant qu'ils s'embarquassent a Saint-Malo. Depuis ce temps, les deux fugitifs restèrent avec lui dans une sorte de détention honorable pendant le règne d'Edouard : le lecteur les reverraen Angleterre sous celui de son successeur 6. Des autres partisans de la maison de Lancaster, les principaux, dès que la mort de Henri et de son fils eut éteint leurs espérances, consentirent à implorer la clémence d'Edouard ; et ce prince, n'ayant plus de compétiteur à craindre, écouta leurs demandes avec plus d'attention» Au prochain parlement, plusieurs condamnations furent donc révoquées en faveur de personnes dont les services pouvaient être utiles, ou dont l'influence était trop peu considérable pour inspirer de la mé-