‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 53 sur 563 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

corda toutes les demandes , et nomma une commission de trois évêques , trois comtes et trois barons pour constater les limites réelles des forêts royales

Quoique le comte de Hereford fût mort bientôt après la dissolution du parlement, ses partisans ne ralentirent pas leura efforts. Dans la session suivante , ils se plaignirent de ce que la loi n'était qu'une lettre morte, et de ce que les officiers royaux refusaient de la mettre à exécution. Pour les satisfaire, Edouard fut obligé de renouveler ses concessions [28 mars 1300] , et d'accorder des articles additionnels , par lesquels il était arrêté que les chartes seraient lues publiquement dans la cour du shérifî quatre fois Tan , et que trois chevaliers de chaque comté seraient élus par les francs tenanciers, et autorisés par le roi à punir sommairement tout délit contre elles , auquel il n'aurait pas été pourvu par le droit coutumier2. Dans le cours de Tannée, la visite des forêts fut achevée, et dans le parlement suivant [14 février 1301], il fut arrêté que « tout ce qui , suivant le rapport des examina- » teurs, était situé en dehors des forêts, resterait tel, et que tout » ce qui était situé en dedans serait à jamais considéré comme » terre forestière. »

Malgré la facilité avec laquelle Edouard venait de consentir aux demandes des barons , il nourrissait l'espérance secrète de pouvoir un jour rentrer dans les droits que la nécessité d'apaiser ses sujets l'avait forcé d'abandonner. En 1304, l'Ecosse fut subjuguée. 11 avait déjà intimidé ses premiers antagonistes en les punissant successivement de leur opposition à ses intérêts. Le comte maréchal et le fils du comte connétable avaient été amenés à lui remettre leurs terres et honneurs3; et les principaux des barons patriotes avaient été forcés , sous divers prétextes , de lui faire des présents considérables4. Comme si ces concessions et

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