PAPE
Sixte IV.
Conduite du duc de Gloucester. — Arrestation». — Le duc est fait protecteur.
— Meurtre de lord Hast in gs et du comte Rivers. — Pénitence de Jane Shore.
— Le duc aspire à la couronne. — Sermon en sa faveur. — Discours du duc de Buckingham. — Offre de la couronne à Gloucester, — qui l'accepte.
On peut jeter un faible jour sur ce qui se passa après la mort du dernier roi, en observant l'état des partis à la fin de son règne. Soit qu'Edouard y eût été entraîné par les importunités de sa femme, soit qu'il eût mis de l'orgueil à rehausser la famille de celle qu'il avait placée à son côté sur le trône, il avait successivement élevé les parents de la reine de la condition de chevalier et d'écuyer aux plus hauts honneurs et offices de l'Etat. L'ancienne noblesse vit leur élévation rapide avec jalousie et ressentiment; et leur influence, quoiqu'elle parût formidable, tant qu'elle fut soutenue par la faveur du roi, se trouva fort peu de chose dans la suite, et restreinte au petit nombre* de familles dans lesquelles ils étaient entrés. Le marquis de Dorset, fils de la reine, d'un premier lit, et son frère, l'accompli mais infortuné comte Rivers, occupaient les premières places au conseil ; mais ils avaient continuellement pour adversaires les lords Uastings, Howard et Stanley, amis personnels du roi, particulièrement le premier, qu'Edouard avait choisi pour compagnon de ses plaisirs, et qui pour cette raison même était d'autant plus odieux h la reine. Le monarque, tant qu'il fut en santé, avait contenu par sa prudence la rivalité des deux partis, et par son autorité imposé silence à leurs dissensions ; et à son lit de mort, éclairé par la malheureuse minorité de Henri VI, il les avait appelés dans sa chambre, les ayait exhortés a se pardonner mutuellement, et leur avait commandé de s'embrasser en sa présence. Ils obéirent avec em-
Souv. d'Espagne.
Isabelle. \ Ferdinand. )