‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 550 sur 563 · Rym. xn, 226, 22D. Argentré, xm, M · texte numérisé non relu

Rym. xn, 226, 22D. Argentré, xm, M

2. Rym. xn, 235-310. Rouse nous informe que le jeune comte de Wnrwiek, fils du feu duc de Clarenee, fut traité d'abord en héritier présomptif; mais qu'après quelque tempK on l'éloigna, on l'enferma étroitement et on lui substitua le jeune comte de Lincoln, lbid. p. 218.

*m IIISTOIIŒ D'ANGLETERRE.

dernière tomba subitement malade; et Richard, dans l'attente qu'elle allait mourir, offrit sa main a sa nièce. La mère d'Elisabeth ne désapprouva point , dit-on , celte union contre nature , mais écrivit a sou fils le marquis de Dorset, à Paris, et lui ordonna de se retirer des conseils de Henri [février 1485]. La princesse elle-même, dans une lettre qu'elle écrivit au duc de Norfolk , montra combien elle était éblouie des splendeurs de la royauté. Elle sollicitait les bons offices de ce seigneur, protestait que le roi était « sa joie et son créateur en ce monde, et qu'elle était à lui de cœur et de pensée ; » et elle laissait voir sa surprise de la durée delà maladie de la reine, et ses appréhensions «qu'elle ne mourût jamais1 » [16 mars]. Ces appréhensions toutefois furent bientôt calmées : en moins d'un mois la reine expira , et Elisabeth se flatta de l'idée de monter sur le trône, Richard de la perspective de déconcerter par ce mariage les machinations de son rival. Mais quand le roi communiqua ce plan à Ratcliffe et k Catesby, «chevalier et écuyer du corps,» les deux confidents dont l'avis en général lui servait de rè^le, il rencontra une opposition inattendue et des plus opiniâtres. Leur objection venait peut-être, comme le présume l'historien, de la crainte fondée que si Elisabeth devenait reine, elle ne vengeât sur eux le meurtre de son oncle et de son frère k Pontefract ; mais leurs arguments, quels que fussent leurs motifs secrets, méritaient la plus sérieuse attention de leur maître. Ils lui représentèrent que ce mariage incestueux serait un objet d'horreur pour le peuple, et serait condamné par le clergé ; qu'on le soupçonnait déjà d'avoir empoisonné la reine pour faire place k sa nièce2; qu'épouser celle-ci dans les circonstances présentes, ce serait changer ces soupçons en certitude, et en conséquence se priver de ses plus fermes partisans, les habitants des comtés du nord, dont il avait dû l'appui jusqu'ici au respect qu'ils portaient k la feue reine, comme fille du grand comte de Warwick. Le roi , quoique avec une répugnance extrême, céda k leurs remontrances. Dans la grande salle du Temple, il assura au maire, aux aldermen et aux gens des communes, qu'il n'avait jamais eu en vue un tel mariage ; et dans une lettre aux citoyens d'York [11 avril], il les requit de refuser

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