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Ionien! , et lui commanda de continuer la guerre (TKcosse, ei de faire porter ses os a la suite de Tannée jusqu'aux extrémités de ce pays1. Bientôt après le roi mourut [7 juillet]; et ses ordres comme ses conseils furent oubliés. Son successeur se rendit à la hâte delà capitale h la frontière [23-29], reçut à Carlisle l'hommage des barons anglais, à Dumfries celui des barons écossais [6 août], et, à la tête dune brillante armée, marcha h la poursuite de Robert Bruce [20 août]. Mais la guerre avait peu d attraits pour le jeune Edouard. Il fit halte à Cumnock , dans TAyrshire [2 sept.], et, sous prétexte de préparatifs pour son mariage et son couronnement , il se hâta de retourner en Angleterre.
[6 août.] Le premier soin du nouveau roi avait été de rappeler son favori, à qui, encore absent, il avait conféré le titre de comte de Cornwall, avec la concession de toutes les terres qui avaient appartenu à Edmond d'Almaine, fils de Richard, roi des Homains. Gaveston le rejoignit avant qu'il quittAt l'Ecosse , et son arrivée fut suivie d'un changement total dans les offices du gouvernement [20 sept.].** Le chancelier, les barons de l'échiquier, les juges des différentes cours, furent renvoyés; et le trésorier, Langton, évêque de Lichfield, qui, par le refus de leur fournir de l'argent pour leurs plaisirs , avait jadis encouru l'inimitié du prince et du favori , fut dépouillé de ses biens et jeté en prison [27 oct.]7 Au mépris de la défense qui lui avait été faite , Edouard osa faire enterrer les os de son père à Westminster, et donna l'argent mis de côté pour la terre sainte a Gaveston , qu'il accablait chaque jour de nouveaux honneurs. H le fit lord chambellan [1" nov.], le fiança à la nièce du roi, et lorsqu'il se prépara à faire voile pour la France , il le nomma régent du royaume [26 déc] , avec tous les pouvoirs qu'en pareille occasion les souverains ont coutume de se réserver 2.
1. Cet ordre est ainsi mentionné dans Froissart : — « 11 appela son fils aine, et lui fit jurer en présence de tous ses barons, par les saints, que, dès qu'il serait mort, il ferait bouillir son corps dans une grande chaudière jusqu'à ce que la chair fût séparée des os : qu'il ferait enterrer la chair et garderait les os, et que chaque fois que les Ecossais se révolteraient contre lui , il convoquerait son peuple, et porterait contre eux les os de son père; car il croyait très-fermement (nie, tant que ses os seraient portés contre les Ecossais, ces Écossais ne seraient jamais victorieux. * Froissart, i, xxv, traduction de Johnes. 11 doit y avoir beaucoup d'exagération dans ceci " .
2. Rju.in, 1-4; ii, 49, 59. Heming. 244. Walsing. 95. JW. Col. i, 248. Plusieurs écrivains reculent de quelques années le mariage de Gaveston. Mais
* Nous voulions donner le texte même de Froissarl, ici et ailleurs, plutôt que de traduire une traduction. Mais nos recherches nous, ont convaincu que Jointes est liien modeste de ne pas prendre le litre d'auteur (Note nu rr. um'C.ti un )