‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 79 sur 563 · Rym. m, 547. Annal. Hib. ami. 1315. i. ApudForà. xnf · texte numérisé non relu

Rym. m, 547. Annal. Hib. ami. 1315. i. ApudForà. xnf

ô. Annal. Hib. ann. 1315.

104 HISTOIRE D'ANGLETERKE.

Ecosse. Maison même temps un traité se concluait entre Edouard Bruce et Donald O'Nial, appelé, dans les ordonnances d'Edouard, prince de Tyrone, mais qui s'intitulait monarque héréditaire d'Irlande. Par lettres patentes, les droits d'O'Nial furent transférés à Bruce, qui fut immédiatement couronné et entra en exercice du pouvoir royal 1 [ 2 maij. Mais son inaction fut cause de la perte des différentes tribus qui s'étaient jointes à lui durant sa dernière expédition. Deux cents indigènes périrent sous les ordres d'O'Hanlan à Dundalk : trois cents furent tués à Munster ; quatre cents dans un combat à Tullagh ; et huit cents tètes des O'Moore furent envoyées par le lord lieutenant comme preuve de sa victoire [10 août]. L'Irlande eût pu se relever de ses pertes; mais ses espérances s'éteignirent dans les plaines sanglantes d'Athenree, où Phelim O'Connor, roi de Connaught, attaqua le lord Richard Birmingham. Les indigènes, en niasse confuse, se précipitèrent sur un ennemi résolu et discipliné : la bataille, ou plutôt le massacre, dura depuis l'aurore jusqu'au coucher du soleil; et parmi onze mille cadavres on trouva ceux de Phelim lui-même et de vingt-neuf chefs subalternes du même nom. La tribu des O'Connor fut presque détruite2.

Pour balancer les transports de joie causés par cette victoire, la nouvelle arriva à Dublin que Robert Bruce, roi d'Ecosse, avait débarqué une armée nombreuse dans l'Ulster. La garnison de Carrickfergus, après une défense des plus opiniâtres, fut forcée de se rendre [12 sept.]. Les deux frères, à la tète de vingt mille hommes, écossais et irlandais, s'avancèrent dans les comtés plus méridionaux; et les citoyens de Dublin furent obligés de brûler les faubourgs pour leur propre défense [1er janvier 1317J. Mais les Ecossais, qui n'étaient pas préparés à faire le siège de la place, ravagèrent le pays [12 mars]. Ils campèrent successivement à Leixlip, à Noas et a Limerick. Mais on était en plein hiver : nombre d'entre eux périssaient de besoin, de fatigue et des rigueurs de la saison; et les Anglais avaient assemblé une armée à Kilkenny pour leur couper la retraite [31 mars]. Les Bruce eurent de la peine à tromper la vigilance de l'ennemi, et se retirèrent par Cashel, Kildare et Trim, dans l'Ulster [1er mai]. Il n'est pas aisé d'assigner la raison de cette expédition romanesque, entreprise dans une telle saison, et sans aucune perspective de con-

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