‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 8 sur 563 · Dans. 471. Wikes, 108. Waverley, 235. Trîv · texte numérisé non relu

Dans. 471. Wikes, 108. Waverley, 235. Trîv

10 HISTOIRE D'ANGLETEHKE. *

passés au lil de l'épée. Ce fut le signal d'une insurrection générale. Llewellyn rejoignit immédiatement son frère, et assiégea les châteaux de Flint et deRhuddlan : les différents chefs assemblèrent leurs familles et tous ceux qui dépendaient d'eux ; les Gallois fondirent de leurs montagnes dans les Marches, dévastèrent le pays par le fer et la flamme, et infligèrent aux habitants, sans distinction d'âge ni de sexe, tous les maux qu'une férocité de sauvages pouvait suggérer Edouard refusa d'abord de croire à cette nouvelle : des messages successifs convainquirent son incrédulité, et il envoya des forces considérables pour faire lever le siège des deux châteaux, L'urgence du cas exigeait les mesures les plus énergiques : un emprunt forcé suppléa au déficit du trésor2; les cours dubancdu roi et de l'échiquier turent transportées à Shrewsbury, et Edouard déploya l'étendard royal à Worcester [17 mai].

11 réduisit le château de Hope, qui appartenait à David, et il expédia de nouveaux ordres pour que ses tenanciers militaires et mille pionniers le rejoignissent à Rhuddlan3 [8 août]. Les détails de cette campagne ne sont qu'imparfaitement connus. Les Gallois, aux défenses naturelles de leurs montagnes, en avaient ajouté d'artificielles ; le roi ou no put pas, ou ne voulut pas forcer leur position ; et la perte de quatorze bannerets , avouée par les Anglais , prouve que ce système temporiseur de guerre était aussi destructif que la plus sanglante bataille. Edouard réduisit Anglesea ; mais cet avantage fut balancé par un cruel désastre. Un pont de bateaux avait été jeté h la hâte sur le Menay, et une troupe nombreuse sortit de l'île pour examiner les retranchements de l'ennemi ; comme elle montait sans précaution la colline, un parti de Gallois s'élança soudain d'un lieu où il se tenait caché [6 nov. J. Leur apparition et leurs cris intimidèrent les Anglais, qui s'enfuirent en désordre vers le rivage ; mais la marée avait séparé le pont, et les fuyards se jetèrent en si grand nombre dans les barques, qu'elles enfoncèrent, et que presque tout le détachement fut perdu 4.

L'archevêque de Canterbury avait rendu visite à Llewellyn; et

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