‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 118 sur 327 · CHAPITRE QUATRIÈME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. m

maltôte , ni a la levée d'aucune nouvelle taxe, ni au payement a aucun droit de douane autre que les anciens1.

IV . Le lecteur doit se rappeler la concession qui fui arrachée n la détresse du premier Edouard par la fermeté de l\archev(W mchelsea et dos comtes de Hereford et de Norfolk, À dater de cette époque, il devint illégal de lever une aide ou d'imposer une ladle par la seule autorité du souverain. Ni Lun ni Fautre de ses successeurs no furent disposes ii reconnaître un statut qui les rendait dépendants de la générosité de leurs sujets; et ils n'hësüèronl, pas dans l’occasion h lover des taxés au mépris de ses dispositions.

- lais si les guerres du troisième Edouard furent, sous beaucoup de rapports, calamiteuses pom les étrangers et pour les îndigè* îies% 1 en est im suus lequel elles furent extrêmement avantageuses au peuple de ce royaume : elles forcèrent le mi de solliciter ous les ans une aide. D’un côté, l'ombrage que donnait âiiï deux chambres sa prétention ii imposer des billes les engageait à être plus liberales dans leurs voies : de l'autre , leur libéralité )e rendait t moins jaloux de sa prétention; et c’est ainsi que, durant le cours a un long règne, s établit fermement comme pratique co qui existait déjJi comme loi, le droit du peuple de se taxer luimémo, hdouard, pour suffire aux énormes dépenses de sesgucrr>'B. avau recours il tons les expédients que l’habilclé de scs ministres pouvait inventer. Quelquefois il mit en gage les joyaux do la couronne; souvent il extorqua aux membres les plus opulents du cierge des emprunts ou des dons forcés1; une fois il saisit tout 1 etaui qui avait été extrait pendant l’année dans le Cormvall en donnant aux propriétaires des sûretés pour le pavement au bout de deux ans . Bans aucune de ces occasions, il né parait pas que te parlement soit intervenu ; maïs lorsqu’en 1332 il imposa sur

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toutes les rites* sur tous les bourgs et anciens domaines de ta couronne, une taille montant h un qurnanèmc? des biens meubles et a un dixième des rentes, les deux chambres lui accordèrent une aide légale, b condition que la taille serait retirée L En 133U, il renouvela la nialLôle, cette taxe sur la laine qui avait soulevé une si violente clameur contre la tyrannie de son grand-père. Les lords et les communes pétition n ère ut contre elle, parce qu'elle avait été imposée sans leur consentement ; et. il fut décrété par statut qu’a l'expiration de deux aimées un ne percevrait plus que 1 ancien droit, Ma b Edouard, trois ans plus tard, s étant assuré du concours des Lords, assembla un conseil de marchands, et obtint d’eux le don de quarante shillings par sac de laine exporté. 11 paraît que Ton prétendit que ce droit ne concernait pas les communes, u attendu qu’il tomberait sur Paeheteur étranger; mais elles saisirent la première occasion de faire des remontrances, alléguant qu’il tombait en réalité sur l’éleveur ; car le marchand refusait maintenant de donner le prix ordinaire b cause du droit addi LionneL Edouard tînt bon cependant, 11 répondit que le droit était engagé b scs créanciers et devait continuer; mais que, comme il n’avait été accordé que pour deux ans, il ne le renouvellerait pas*. De fait, rien ne put le décider a renoncer en termes exprès au droit qu’il réclamait. Quand il révoqua la taille mentionnée ci-dessus, il promit de n’en jamais imposer d’autre , «excepte dans la forme qui avait été suivie ppr ses ancêtres , et comme il pouvait le faire raisonnablement,» Et quelques semaines avant sa mort , h une requête qui demandait qu'aucune aide ou charge commune ne fût imposée sans l'assentiment des deux chambres eu plein parlement , il répondit que ce n'était peint son intention de le faire, sauf en cas de grande nécessité, pour la défense du royaume, et lorsqu’il pourrait le faire raisonnablement s.

1 . La plus ancienne méthode de lever un subside était par une taille sur la propriété mobilière, variant, selon les circonstances, d’un cinquantième b un septième, et descendant des plus hautes classes jusqu'aux vilains; et il est intéressant d'observer avec

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