‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 121 sur 327 · GL · texte numérisé non relu

GL

À Jo Saint-Michel , 1301.

Argent m ennuyé . - . . «

Une agrafe d'argent. ■ . .

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Fagots .

2. Diui# les rapports il est ^oîgneiudmeat but mention de» chambres mêmes où les dUferéati nrtlclos ont été trouvés. Ibid.

3. Ibid, ii, 447, -448. Ou y réussit en insérant dans toutes les qpiiticsaioBs sui-

vnntes la condition que le subside serait levé de lu même manière que le dernier,

et mm augmentation. A lever eu la numéro comme la darreïne quùrçfctnes femst

lever, et ne mve eu nuire raanerè* Ibid. US. 8 un inc mil «mcifesçe* Ibid, lût)-

CftM’iTIÏE QUATRIÈME. a7

*lai* indépendamment des tailles, les financiers du temps avaient découvert plusieurs autres moyens de se procurer de l'argent. I.e droit sur l'exportation des laines et des cuirs était un-' source abondante de revenu. D'après l’ancienne coutume les officiers du roi percevaient dans les ports d’embarcation un dernimarc par sac do laine, la môme somme sur trois cents peau* avec a ame, et un marc entier par last de cuirs i. Mais Edouard, par l illégale imposition de la maltâte, avait prouvé que ces articles pouvaient supporter un accroissement considérable de droits qui tomberait , prétendait-on , non sur le marchand indigène, mais sur le consommateur étranger; et quand la seconde guerre avela I- rance demanda des efforts extraordinaires , rauloritë parlementaire eleva tous les ans ce droit, jusqu’?, ce que, dans le cour s de sept années, il oiU atteint cmquanle shillings par sac de laine la même somme par deux cent quarante peaux avec la laine et cinq livres et un marc par lasUlo cuirs*. 3. En outre, le roi re-

V" ausf ’? drmt <:01,,ln dcP«is s<)us le nom de tonnage et poudage, do deux shillings par tonneau de vin importé, et de six * Pen*-'o par livre de marchandises importées on exportées Ce droit lui fut accorde à condition d’entretenir une Hotte en mer pour la protection du commerce, et fut d’abord volé d’annee en aruieo, non par les deux chambres du parlement, maD }«ir les doyens et les bourgeois, qui seuls étaient intéressés dans adil,ie* commerciales». Toutefois, on découvrit bientôt que le nouveau droit , en ce qui regardait les importations , était payé en réalité par les consommateurs; et les lords et les communes au teu de pétitionner contre, comme ils avaient fait contre la mal ôte, le rendirent legal eu l'accordant eux-mômos*. 4. En > n, le cierge vola pour le roi un subside do cinquante mille livres a lever sur les bénéfices ecclésiastiques j et les laïques une

cem : #10« b «Ülteiwc «"ceU# "'F* te, l‘r“ dl' » pour

n. ibid. 3io.

i. ibid. m.

HISTOIRE irAÎIGlÆTEHKE-

somme égalé b répartir sur les différent» paroisses. En supposant ou e lo nombre des paroisse» émil de quarante-cinq nulle, ou calcula que la charge de chacune s’cleverail, taux moyen, a vingtdeux shillings CI l rois pence. Le parlement fui congédié ; mais quand les rapports furent faits, on trouva que le nombre des paroisses u’â toit que de huit mille six cents, elque la somme tevee n’excéderait pas dix mille livres. Pour réparer cette erreur, le roi convoqua un grand conseil, compose d’un certain nombre détend* et de prélats, et d’un des deux membres qui siégeaient au dernier parlement, comme représentant de chaque comte, cite et bourg. Dans les wiits qu’il adressa h celle occasion , il nomma les personnes dont il requérait la présence, et fit observer que s il ne convoquait pas un parlement complet, c otait pour soulage peuple d’une partie de ce surcroît de dépense. Lu conseil agit néanmoins avec Imite l’autorité d’un parlement légitimé Les rapports des évêques et des shériffs furent examines ; on fil un nouveau calcul " on éleva le taux à cent seize shillings par paroisse, les chevaliers des shires nommèrent des collecteurs ; el «tn plaça au-dessus d'eux des surveillants chargés d’inspecter leurs pperations1. Il est singulier qu’une assemblée composée des personnes les plus intelligentes du royaume ait adopté un calcul aussi erroné; mais ce fait doit nous apprendre a douter de 1 exactitude de plusieurs autres de leurs allégations au sujet de I i cssive du clergé et des sommes énormes que la cour de Honte est

dite avoir tirées de l'Angleterre.

V Pur ccs expédients et autres semblables, le toi fui m et, d’entretenir les armées qui furent si longtemps la terreur de la France et qui élevèrent si haut la réputation militaire de la nation Va constitution féodale, telle qu’elle avait ote établie par l'.uillaume 1-, était propre h la défense, mais défavorable aux projets île conquête. Le roi pouvait bien appeler sous son étendard toute la population mile du pays, mais l’exercice de t * *

lait légal que dans le danger réel d’une invasion : il pouvait aussi obliger ses tenanciers h le suivre dans «ne guerre étrangère avec un nombre de cavaliers proportionne au nombre de valiers qu’ils tenaient de la couronne; mats 1 obligation du s . vice était limitée b quarante jours, espace irop court ffwjg opérations qui devaient être conduites sur u.te grande échoUe et dans un pays éloigné. Aussi les anciens rots , dans leurs guet res

1, Jfaf* Pari il. 301* Braâys i, 1*Ü-

ClUITrUE QLAÏMÔHL

avec la France, avaient accepté volontiers des aides pécuniaires au lien du service personuel, et levé désarmées dé mercenaires composées de leurs sujets et d'aventuriers étrangers. La passion des croisades donna plus d -étendue à ce système, qui de nouveau Uil restreint à mesure que la couronne s’appauvrit de plus on plus sous Richard, Jean el Henri 111 , Les Edouards paraissent n’avoir suivi aucun plan uniforme } mais avoir levé leurs armées comme les circonstances le suggéraient. Iis agissaient tantôt avec, laruôl. sans Fa vis préalable de leur parlement. Parfois ils expé* diaicni des lettres a leurs tenanciers militaires, soutenant leurs services comme une faveur plutôt que comme un devoir* et les priant de mettre sur pied toutes les forces qu'il était en leur pouvoir de lever * . Dans d’autres occasions, ils les nommaient do rejoindre l’étendard royal un certain jour, avec menace de pimilion contre ceux qui manqueraient à l’appel. Los wtits furent confiés d’abord aux soins du shéritT, qui on envoyait copie h tous Us individus du comté tenant ta couronne par baronnie; et, pour en informer les poli I s tenanciers, ordonnait qu une proclama lion fût faite dans toutes les cours et dans les foires, et marchés2. Les laïques avaient ordre do se présenter en personne et d’amener le nombre d ‘hommes spécifié dans leurs femmes* à Pexception des vieillards et des infirmes, h qui î! était permis de se faire remplacer^; le clergé cl les femmes recevaient P ordre d’envoyer tout le service qu’ils devaient; et généralement ou les excusait, s’ils préféraient payer l'amende ordinaire, qui était tantôt de vingt livres, tantôt de quarante marcs par fief de chevalier*. Le devoir du connétable el du maréchal était de les organiser aussitôt qu ils arrivaient, ot d avoir soin qu’aucune fraude ne fût commise quant au nombre on h 1 équipement Mais indépendamment de ces

i. -itviTi . ii, 7üi. in, v

â* Îîvîu. inr T}(ï2,

Tnücrsitéî cum mvltio h obis débit n. Ü\m. n, 7a, Qui nâ partiwiduni anan patenta oon existujiq taies, ad die en et loeuiù prwrïîcdoâ ud aerfitmm mnm no bis dabltum pro insis uidendnin tranmittEmt , qualew ud il lad iaeiendum ydoncos es** constat, ïlym* u, 75* ■

1. Dictis die et Ipea habeatis* semtiuTu no bis débitant paratum nd profîçiscônrlu.ni nobiscuiu. Ibid. p. 74, 76- Voyüï uussi n , CSÜ , 7fI7+ m, 1-18 iiji Pari KPm*t i, lfi3,

5. Plusieurs de eeR rûîes des trouas Existent oiuwe, et en les comparant, avec te livre noir de réchiqujer ou verra que lé service de chevaliers, dû |i;ir les srandu bn t'ûnitk bi couronne , avilît diminué depuis le régne de Henri H, dans ÿ. proportion n au mai ils dût à tm. La cause puni en avoir été vn mai* le diMnombrement des iinmen^cstî propriétés tenues par qtiékgtmsHiu* des plus anciens bar uns, en partie une voulu me adoptée par le toi de retenir pour! a

TM inSTOlPiE ti’ANGLETEHHE.

deux manières do lever des troupes, it fallut des armées mercenaires dans tes guerres entreprises pour 3a conquête de VEcosse et do la France; et nous voyons le roi faire des contrats pour service volontaire avec des barons et des chevaliers, qui s'engageaient a fournir un certain nombre d'hommes pendant un temps donné. Leur solde t qui devait se payer par quartier et d'avance, paraîtra énorme si on considère ta valeur relative de Large ut d alors et de celui d’aujourd’hui ; huit shillings ou six shillings et huit pence par jour h un comte ou k un baron, quatre à un bannerei, deux h un chevalier, un k un écuyer ou homme d armes, et six pence k un archer k cheval. Les chevaux é lai mil évalués dès que les hommes arrivaient sous l'étendard; et s'ils périssaient pendant la campagne, le roi devait les remplacer ou en payer ta valeur, 11 était stipulé que les prisonniers dont les rançons ne montaient pas n cinq cents livres resteraient k ceux qui les avaient pris; et que tohs les autres seraient cédés au roi moyennant tuio indemnité raisonnable *.

Les devoirs des tenanciers militaires de la couronne pouvaient aisément se vérifier d’après leurs terni re s, et c’eût été une exporien ce dangereuse que d’exiger d'eux dos services auxquels ils n’étaient point obligés. Mais les libertés des ordres inférieurs étaient mat détîntes; leur résistance était moins k craindre, et le roi en tirait dos hommes pour ses armées avec aussi peu de cérémonie qu’il prenait dos provisions pour sa maison ou du fourrage pour ses chevaux, D’après le principe que quiconque avait fait sonnent de fidélité au roi était tenu de risquer sa vie pour la défense du pays , ils avaient été divisés eu classes selon leurs propriétés respectives* ils étaient obligés deux fois l'an de se présenter complètement armés devant les connétables de la centaine , et pouvaient en tout temps être appelés et organisés par des officiers nommés par le roi1’, A la vérité , il était entendu qu’on ne devait pas les faire marcher hors de leur comté, excepté

couronne i m nt ch lin t c m en i le service de-? chovrtUerS, quaiul ti doiviuiu U'îiterrt1^ epu éi aient tombées etc «v possession. Cette cause ecyeiisbijU poïCcâit ibmciieiacot être celte de la inèniediiiiinTïUcin dans les hnrjjnnit'fi ;Utachtlis éiedros et nui nbtmvK. tetm rêrèquf de Lincota, £*»<« le rte u«a de g&Jin 1 1, devait le xernee de ièixaiilc clit'Viâiera, l'évîniie de Uutb et XV «11* cqjlui de vingi Lth > 3M.

387) : criais, çous le rë^iic d’Edouard P', le premier jfc devait le wrm'o que a* citiq, le dernier que de duur. Pm*f. ff'rtiXj i, l'Jî.

I. Vovei lex coiiiraLs «t les ordre» de paye ment, dans Rynner t v, <125 1 327, 330» ■1 50, 54a. ,

Scms ï^iuedécuWenivge. i esi-a-dirt- d'csc lavage perpétuel- Mot. Pans, UKF. Ryvi. iv, tiST.

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