‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 133 sur 327 · Ibid. p · texte numérisé non relu

Ibid. p

3» Wnls. 103, Co itti Mtti'im. 130. XVyclîffé écrivit un traité intitulé . * Pour-

m TffSTOlRK DANGLETERKE*

exercer te métier de prédicateur ambulant sans la permission et même au mépris de l'autorité des évêques.

ldi grossièreté des invectives de Wyclifte et la conduite rebelle de ses pauvres prêtres devinrent bientôt des sujets d'étomieinent M de plainte. Dans la dernière année du règne d’ Edouard , pendant la session du parlement, il fut sommé de répondre dans Saint-Paul, devant le primat et r évêque de Londres. 11 obéit; mais il se présenta entre les deux plus puissants sujets d1 Angleterre, le due de Lancaster, et Percy, le lord maréchal. Leur but était d’intimider ses adversaires: et Pat laque fui commencée pur Lancaster, qui ordonna d 'avancer un siège a VVycliffc. Courtenay, évêque de Londres, répondit qipil ifélaîl pas d'usage que l'accusé s’assît en présence de ses juges et sans leur permission* 11 s'ensuivit âne véhémente altercation, ei le langage de Lancaster devint si injurieux, que la populace se souleva pour défendre son évêque, eL mm si le prélat ne fût intervenu, elle se serait portée à des actes de violence contre celui qui l’avait outragé. Le duc réussît a s'échapper ; mais son palais de la Savoie fu t pillé dans te tumulte que nous avons déjà décrit. WÿclifTe jugea nécessaire de s'excuser de son mieux* et eut la permission de partir après une sévère réprimande et P ordre do garder h l’avenir le silence sur les sujets qui avaient fait naître lant de plaintes L

Peu de jours après le roi expira 1 31 juin J 377 . La suite de Phisteire de Wÿdilte sera racontée sous te règne du monarque suivant*

Mimt Iés puavres prêtre iroiii jun-an hnüdlko. Il twt publié pur Lewis, p. 387. l.eür jû-^niis peur refuser des bénéfices sont an nombre do trois : 1T Lu crainte do îü simonie , 'Ç Se danger de mal drpojm-r les revenu* p qui apporUeitneiit aux pauvres; ï# VcspoLr de fnire plus de bien tm allant do lieu eu lien.

I. Wrtîs. 101. Cùht. Murim. 107. Lt>l. t, jg:ï, 111,379. Hîirpsfiold, <*â3* Fitlier, 135*

€H APJTRK CINQUIÈME.

HldEARtï IL

WtlKCKS CÛNTEatPORAIS'S,

Kmp. d'ÂUm.

rirndes IV. . iy'tt.

WcüceïttlS,

Hmt tl' Ecosxr, Hüts de F ruiiçt*.

Robert n. . IIMK GtartaV, . 1^1.

Rolrert III. Charles VL

Ho ii tl ’ Kt pas u e ■ Henri IL . 1310.

Jeun I, . . bm Henri Ol.

papes.

Grimoire XJ. 1378. Urbain VI. Ï8H9. Boûifeec IX.

liouteineiBom du royaume rendant la minorité- — Insurrection et nicès du licujile. — WvttMe. — Su mort et se* doctrines. — Invasion de FEcosan — 1 roeès ètm ministres. — Ascendant du duc de G 1 ou ces ter. Exécution des

Vu roi — Ricfrard recouvre son autorité, — Statuts des proviseurs, — Le r„i va èïi Irlande. — Condniimuüon du duc de G loue ester et de sesndhérrn«> ‘ T J!lpement dcs ducs dt‘ ÏHrcford et di* Norfolk. - Conduite illégale de Kieliard, — Il va en Irlande. — Henri de Lancaster se révolte, — Le roi eKt nul prisonnier et déposé. — Henri réclajat- lu couronne.

lapdis qu'hdouord -était sur son lit de mortj une députation tles citoyens de Londres se rendit auprès de Richard de Bordeaux, (ils el héritier du prince Noir» îïs lui offrirent leur vie et leur fortune pour soutenir son droit h la couronne i\ juin 13771, lut conseil 1er eut de quîLÉërSheaiej d établir sa résidence dans la Tour, et sollicitèrent sa médiation pour les réconcilier avec sou oncle T l<‘ duc de Lancaster. Le jeune prince f il était dans sa onzième année] avait pour instructions de les recevoir gracieusement , et de donner son assentiment a leurs demandes. Le même jour, ^■nn grand-père mourut ; et î après-midi du jour suivant [22] , tüchard fit son entrée dans la capitale. Des ares de triomphe ai aient été érigés; des représentations avaient lieu; et des fontaines de vin mon iraient la richesse des citoyens et égayaient la loyauté de la populace L

1 . Je nus décrire une de ces représèot tuions afin que le lecteur puisse se W g* du goût de .n:smicte. Au marché le ChëSfrkie Sn avait S n batiment eu forme de chutenu , d ou il roulait dee* ruisseau* de vin Sur lés ■■piiitre tourelles étaient placées quatre jeunes tilles, vêtues de blanc. et du même e ro\\ a 11 elN souffle runi vers lui de petit* morceau* de

luiilks d nr, eilen firent pleuvoir sur lin des flottes fait* en papier et étant detatenditeï, lui verser eut , ainsi qa à sa suite, du vin fri tu des coupes dor. Pour terminer h

msToiiu; it’ArmïÆTEUïte.

Trots semaines furent employées a foire les obsèques du feu mi et à préparer le couru nnemimt du nouveau. Au jour marque | Hi juillet] } Richard sç lova do bonne heure, et assista aux malinos et a la messe dans sa chapelle particulièro de Westminster, lx* cortège se réunit dans la grande salle, dont le passage h Fégïise de Pabbaye avait été tondu do drap d'écarlate. Te clergé, les abbés et les prélats ouvraient la marche : ils étaient suivis des grands officiers de la couronne; et, le dernier de tous, venait le jeune prince sous un dais de soie bleue, porté sur des lances d’argéut par les barons des cinq-ports. Tandis que le chœur chantait la litanie, Richard se prosterna devant Tau tel, d’oü il fut conduit h son Irène, qui était sur une plate-forme élevée au milieu de la nef. Dès qu'il eut prêté le serment d’usage, l'archevêque* accompagné du maréchal, en expliqua successivement, des quatre coins de la plate-forme, les obligations au peuple , et lui demanda s'il était consentant è accepter le jeune prince pour son roi. Le peuple témoigna son assentiment par do bruyantes acclamations \ et Richard fut sacré , couronné et rêvé lu des insignes de h dignité royale. On célébra ensuite une messe solennelle ; a T offertoire, U descendit pour présenter h l’autel le pain, le vin et irn marc d’or ; et retournant à son trône, il reçut fliommage de ses oncles, et des comtes et barons, Aussilôt qu'il eut communié, le jeune prince, épuisé de fatigue, fut porté en litière dans sou appartement ; mais après un court repos , il fut rappelé dans la grande salle, oh il créa quatre comtes et neuf chevaliers, cl prit part h un banquet splendide, mais tumultueux. La journée se termina par des bals, dos chants de ménestrels, et tonies les réjouissances ordinaires de T époque L

Le lendemain matin, les prélats 6l les barons tinrent un grand conseil pour régler la forme du nouveau gouvernement pondant la minorité du roi , et choisir « en aide du chancelier et du trûsoricr » douze conseillers, doux évêques, deux comtes, deux barons, deux bannerets et quatre chevaliers, l'influence qu’avait lu

représentation, un arjgu descendit du haut du chàU’Mi, et offrit :m roi tmc couronne d or, ybanue me avait quelque spectacle uti quelque emblème; muis les marclwmls de Cheapsido remportèrent fo prix de l'invention ingénieuse. Wnlsinghutn, io n 105,

1, Wiiisinglutm nuus a transmis l’ordre entier du ytmrnunemoiii , ift5-laS). Le du a do Lancaster uvuit rnrummuié qu'on IVuregistnlO Uvm. vu. Sir John Dymark v iimista comme champion avec ses àvut éc avers ■ le lord-intendant, (o connétable ei le nimcdud, sur leurs charnu* tic bataille, allaient d’un bout de la siill^ à 1 autre pour maintenir l'urdrc. Wuls. 137. Les prétentions nitï diffère] ils offices en cette occasion peuvent se voir dan» Lut, Cmc$, i.

CEJAPITBE CINQlïlÈ^

(Jiïc do Lan cas yu* à la fin du dernier règne , ses richesses, son pouvoir et son ambition connue, avaient (ait prévaloir l'opinion qu d saisirai i la première occasion de placer la couronne sur sa tête, À lu grande surprise de ses ennemis, il acquiesça de bonne grâce ii la nomination du conseil , et se retira avec sa suite au château de Iverulvvorlïi, Mais quoiqu'il fût exclus ainsi en apparence do 1 administration ainsi que ses frères, les nouveaux comtes de Cambridge et de Buckingham, il avait eu soin d'obtenir des places au conseil pour plusieurs de ses créatures, dont la nomination tint en éveil la méfiance do ses adversaires, et donna lieu a bien des bruits spécieux, mais peut-être sans fondement1.

Le malheur fut que le roi se trouva dès le commencement de son règne engage dans uno guerre dispendieuse, La trêve entre 1 Angleterre et la France étau expirée avant la mort d’Edouard ; et Charles avait saisi celle occasion de renouveler les hostilités et a ajouter h ses premières conquêtes [2! aoflt]. Ses flottes insullereni les cèles de F Angleterre; Hle de Wiglü fut pillée; la ville de Haslings fut brûlée; quoique ben nom i eût été repoussé de Spulharnptûn par le comte d’Amndd, les villes maritimes étaient eontmneUemeut exposées h leurs visites el les négociants appauvris par 1 interruption du commerce. Dans ces expéditions, les Français obtinrent la coopération des Espagnols, dont l’animosité s’élàiî aigrie des prétentions impoliüques du duc do Lancaster aux couronnes de Castille et de Léon, du chef de sa femme. Avec un trésor épuisé, il était impossible au nouveau gouvernement de s’opposer h l'ennemi sur mer ou d'arrêter ses progrès sur terre : le roi convoqua parlement sur parlement pour demander assistance h son peuple ; et ces assemblées, imitant celles du dernier règne, accompagnèrent chaque subside de pétitions qui obtinrent la contention des statiilsdéjb rendus, et la concession de nouveaux et importants privilèges, dont la chambre des communes jouit encore aujourd'hui.

Le premier parlement de Richard montra combien l'influence du duc de Lancaster avait décliné. La majorité dans les communes se composait des membres qui avaient été ameutés contre lui en 1376; et le nouvel orateur était sir Peler do la Alerc, le même homme qu'il avait fait emprisonner h cause de son activité en cette occasion. [13 octobre] L’archevêque de Canterburv ouvrit la session par un discours dans lequel il recommandait Richard

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