‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 148 sur 327 · CHAPITRE CINQUIEME, m · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME, m

distinctions qui donnaient un air d 'innocence aux dogmes de la tendance la plus nuisible. Quant h l'Eglise telle qu'elle existait originaire rient, et qu'elle avait continué d'exister pendant mille ans, il professait pour elle la vénération la plus sincère* Elle était pure dons sa doctrine, parfaite dans sa discipline, et exempte de la contagion de l'a varice Maïs h l’expiration du dixième siècle , la prédiction de l'Apocalypse s’était littéralement accomplie* Le grand dragon, qui avait été enchaîné pendant mille ans, avait été lâché; et le premier. usage qu’il avait fait de sa liberté était de faire pleuvoir de sa queue les nouveaux ordres religieux, qui s'étoien t répandus avec uue rapidité effrayante sur le monde direlieu. A doter de ce moment, la foi, la discipline et la morale s’étaient corrompues ; et le rélablissemem do F Evangile était réservé aux efforts do Wydiffe et de ses « pauvres prêtres *. a

Sa maxime favorite, que TauioriïS ou te droit do propriété est fondé sur la grâce, paraît avoir p m naissance dans un étrange amalgame des idées féodales et théologiqucs* 11 prêt end que la confiscation est expressément la peine de la trahison : or, tout j? péché est une trahison envers Dieu. Donc îe pécheur doit perdre tout ce qu’il tient de Dieu, et conséquemment fout droit h Tautorité ou h la propriété ; car, quel que soit celui dont il les tient immédiatement, elles lui viennent originairement de Dieu*.

Il admettait sept sacrements comme l'Eglise catholique; mais tl différait d’elle dans l'explication qu’il donnait de la nature de [•Eucharistie et du contrat de mariage. Sur le premier point, s’il employait iréq nom ment un langage orthodoxe, plus fréquemment encore il enseignait une doctrine semblable h l'impanation do Luther. Dans sa confession , ou Fou pouvait espérer qui I parlerai!, clairement, il s'est retranché derrière tant de distinctions inintelligibles, qu'il serait difficile au logicien le plus subtil de découvrir sa pensée3 : dans ses autres ouvrages, il enseigne h plusieurs reprises que , lors de la consécration , le pain , sans cesser d'étre pain, devient le corps mémo du Christ qui a souffert sur la croix :

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