‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 152 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

qui 1 étrangla de ses propres mains pendant la nuit, et ordonna de traîner le cadavre le lendemain malin dans les rues, comme relut d'un traître, Ce sombre et mystérieux assassinai n'effaça pas les soupçons secrets de Richard ; mais le lord Zouch, que le moine avait cité comme fauteur du mémoire, déclara sous serment quil en ignorait l'existence ; et le comte de Buckingham, antre onde du roi , s élançant dans la chambre l'épée mie, jura qu ïl tuerait le premier qui accuserait son frère de trahison1 [maij. Le roi dissimula; et Lancaster passa la mer pour obtenir une prolongation de 1 armistice, ün prit toutefois la résolution de 1 ariuter au retour; maïs il trompa La tien le de ses ennemis f et s dons son fort château de Pontefruct, jusqu'à ce que la

meie du roi, à force de voyages et if instances, oui réconcilié oncle et le neveu, el obtenu aussi un plein pardon pour son propre fils, sir John Iloland'L

En conséquence d’un traité conclu à Paris, le roi de France avait envoyé en Ecosse un secours de mille hommes d'armes sous e commandement de Vienne, avec un subside de quarante mille livres en francs d'or, et des armes pour équiper mille chevaliers el eeuyers écossais [mai 4386], îi est amusant de lire dans Froissait les plaintes des Français à leur arrivée. Le pays était snu- Tage, le peupJe notait pas civilise; même Edimbourg' la capitale, eum inférieur aux villes provinciales de Tournay et de Valenciennes. Il n’y avait ni banquets, ni bals, ni tmïnmis. Les Itrangers el aient forcés d'acheter les aliments les plus grossiers h un pi ix exorbitant; et la jalousie dés indigènes leur refusait du fourrage pour leurs chevaux et menaçait leur vio de mille pièges.

cédant longtemps, doux seuls seigneurs, les comtes de Douglas ue Mo ray, daignèrent les visiter; et quand ils furent enfin pré-

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Alités au roi, ils furent choques de «ses yeux rouges et chassieux, de couleur de bois de sandal, qui les convainquirent qu'il ivétnïl pas un guerrier, w L'intérêt des Francis était de commencer sur-le-champ les hostilités; mais les Ecossais demandèrent a titre payé# pour combattre dans leur propre cause: et les quarante mille livres leur furent distribuées avant qu’ils se décidassent ïi entrer en campagne K ils fondirent enfin sur le Northumberland , et prirent trois difUeaux dans les Marches; mais l'approche de Richard avec une armée de quatre-vingt mille hommes les força de se retirer précipitamment9*

Juillet*] G était la première fois que le jeune mi paraissait h la tète d'une armée; mais sa marche fut arrêtée à York par une malheureuse circonstance, qui jota du sombre sur la suite de 1 expédition. Dans celte cité ou aux environs, le fils du comte de Stafford, un des favoris du roi, fut lâchement assassiné par sir John Boland. Le père et les parents ihv mort demandèrent hautement justice : la reine mère implora la miséricorde de son fils en faveur d un frère. Mais Richard, qui n’avait point oublié la mort du moine, fut inexorable. IL confisqua les bienrde F assassin, et le menaça de la potence s'il quittait, jamais le sanctuaire de Saint- Jolm de Rererley* [B juillet.] Peu de jours après, la mal heureuse mère mourut de chagrin : son coupable fils attendit que la colère

nées jmr tes lords dans une expédition eu EiîdksI lues et 'iS(l tiroVlërs; maïs ertxaite tious xovans *..100 arches ne lu etunmune-

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tjuHts étaient accompagnes oc

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du roi IÏU amortie : il obtînt ion pardon, et épousa Elisabeth, seconde fille du duc de Lancaster l.

; i,hr août.] D'York, le roi se rendit à Durham, où, dans un conseil de guerre , Fermée fui divisée en trois corps de bataille et deux ailes, et on JH un code de luis pour le maintien de la discipline durant l'expédition. Do Fa, celle redoutable armée s’avança h petites journées jusqu'aux frontières; mais elle ne rencontra point F ennemi. Le roi d’Ecosse, se sentant incapable d'arrêter la marche des Anglais, n' 'essaya point de s’y opposer- Ils réduisirent en cendres Edimbourg, Du ïîifè’rm lifte , Penh et Dundee; et Fnvant-gBrde avait mteïnt les murs cl1 Aberdeen . lorsqu'on reçut avis que les Ecossais ravageaient lescomiêsde U esttmueland et île Cumberland, et que Vienne venait de mettre le siège devant Carliste. Sur l'avis du due de Lancaster, on résolut de retourner vers la frontière et de couper la retraité h l’ennemi^ mais durant la nuit, le chancelier, sir Michael de la Polo, jeta de nouveaux soupçons dans Fuspril du roi; et lé lendemain matin [30 août J, Richard dit avec humeur à son oncle : « Vous pouvez, monsieur, vous en aller avec tvo* hommes partout oîi bon vous semblera. Moi. je retournerai avec les miens en Angleterre. — Alors, je vous suivrai, repartit le duc; car vous iVnvez près do vous personne qui vous aime muant que moi et mes frères; et si quelque autre que vous ose avancer le contraire, je suis prêt a lui jeter mon gant. » L’armée fut licenciée; et les Ecossais cl les Français sc vantèrent que le dégih qu'ils avaient fait dans le Cumberland le \\ estmorelaud c6m pensait et au delà les ravages coin rnis par les Anglais en Ecosse L

nov.j Au parlement suivant . le roi confirma les honneurs qu il avait accordés pondant l'expédition sur les frontières de Tivioidale* Ses ondes, les comtes de Ciïmbridgt» et de Buckingham, qui avaient été créés due if York et de Gkmcester [ 12 nov. , fnreni investis de 1 épée, du coronet el du chapeau d’appunu, et reçurent, pour le sou lien de leur nouvelle dignité, une foncession de terres de la couronne; d'un revenu annuel de mille livres, lieim de Bolirigbroke, fils du duc de Lancaster, et Edouard Plantagenei , fils du duc d'York , furent faiis comtes de Derby et de lîuiland; Robêfl de Yere, comte d’Oxford, obtint, avec le titre

ffl1 Frpusïfttl attribue ce martre un désir qu'avait Holand do se .... 7 l <u‘ lLi morl duu de «es ecujdm . qui , duns une querelle, avait èl& tue iïar un archer appartenant ü s,r Ralph Stafford . Fr Mml xiîi. 1

S. Wti%* «18, 317, Fraiss, sjvt %\ I w j. Fmd. Stv, üç 50,

m HISTOIRE D'ANGLETERRE*

de marquis de Dublin, la donation a vie du revenu de 1 ■ Irlande* à conditiôn de verser annuellement h rérhiqtûer la somme de cinq mi lie marcs; et Michael de la Polo lut créé comte de Sutfolk, avec la réversion des domaines du dernier comte, à la mort . do sa veuve et de la reine. Richard pensait que les princes du sang, satisfaits de leurs propres honneurs* verraient avec moins de jalousie relevai ion de ces deux favoris 1 ; mais en mémo temps, pour coiipor court aux espérances ambitieuses de son on- 1 de Lancaster, il déclara Roger, comte de Mardi, et petit-fils de J Lionel, duc do (larenee, héritier présomptif du trône2.

Pondant la session du parlement n il arriva h Londres une ambassade du Portugal. Quelques années auparavant, Ferdinand, ki dernier roi. avait conclu une alliance contre le roi de Castille , avec le duc de Lancaster et le comte de Cambridge, qui faisaient valoir des prétentions a celte couronne du chef de leurs femmes 1 respectives. Le corn le, avec, une petite mats vaillante Armée, ilf voile pour Lisbonne : le duc s’était engagé à le suivre; mais l'insurrection des communes empêcha son départ ; et Ferdinand , ne se trouvant pas de force à lutter, conclut une paix avec ses | adversaires. Ce roi avait enlevé de vive force Létmora, femme ] do Lorca zo dWcttnha, qui fut couronnée reine, et lui donna mie I fille nommée Béatrix. Tandis que le comte de Cambridge était * à Lisbonne, son dis Jean épousa la princesse. Ils étaient tous les : deux du même fl go, dans leur dixième année; mais le ronde, à [ son départ, refusa de laisser son fit s en Portugal; et Ferdinand, I bientôt après, donna la princesse , sa fille unique, en mariage h , Jean, roi de Castille, son ancien ennemi [511 net. 1383] Ce prince, h la mort de son beau-père, demanda la couronne du chef de sa femme. Sa réclamation fui admise parla noblesse ; mais les quatre cités de Lisbonne, de Cotmbre, d’üporlo e t d'Ourique, dectatèren i qu’elles lié reconnaîtraient jamais les prétentions d'une fille I illégitime, lorsque le mari de la tnôro vivait, encore, et offrirent I la couronne à Jean, frère naturel ûn feu roi, et grand-maître de I Tordre d\Avis, qui, pour se maintenir sur îe trône, sollicita Ta Mu I du due de Lancaster contre leur ennemi commun [6 avril 1385].

Le dUO accepta la proposition avec plaisir; Richard fui charmé do I trouver un prétexte quelconque de T eloigner du royaume; et la moitié du subside volé pour Tannée fut consacré a faire face aux

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