CHAPITRE C1XQVÎÊME
devant lui. Il se leva, donna la main à chacun d’eux, et les invita “ présenter leur pétition. Ils commencèrent par les plus solennelles protestations d'attachement et de loyauté; puis ils accusèrent de trahison l'archevêque d’York, le aluc d’Irlande, le comte de Snflulk, sir Robert Trcsilian, faux juge, et sir Nicholas lïrembre, faux chevalier; et enfin, jetant leurs gantelets h terre, ils offrirent séparément de prouver la vérité de l’imputation en combat singulier. Richard répomlil qu’il convoquerait un parlement dans lequel justice serait faite; et que, dans l'intervalle, il prenait les deux partis sous sa royale protection. Il engagea alors les appelants à passer dans ude autre salle, où ils prirent des rafraîchissements avec lui de la manière la plus amicale Il devenait évident que la fuite seule pouvait sauver les conseillers impopulaires, l.e comte de Sufiblk, après une tentative infructueuse, réussit à atteindre la frontière de France j 1 archevêque pamm à se cacher dans le voisinage de Newcastle, et le duc il Irlande se rendit sur la frontière septentrionale des Galles, ha, cependant, il reçut des lettres du roi qui l'anlorisait à lever des troupes, et htî promettait de le rejoindre à la première occasion. Il déploya avec joie la bannière royale; et ses espérances s accrurent à l’arrivée de Molytieuï, connétable de Chesler, avec un corps considérable d’archers La nouvelle de ce soulèvement ut reçue avec un plaisir secret par le duc de Gloucester, qui se lasar.la alors a découvrir ses desseins réels. II consulta plusieurs ecclesiastiques et savants jurisconsultes, pour savoir dans quels cas un vassal pouvait être excusable de retirer son hommage; e mms une entrevue à Iluniingdon, jl convint avec les comtes 1 A ru ride] al qe Warwick et le lord Thomas Mortimer, « de dépospr lliuhard, et de prendre la couronne sons sa garde. » O n 1 ens,iUo adoptant cette résolution, ils ^Voient pa= le dessein de priver réellement le roi de la .lignite royale, nçs Inoplflinent de I intimider en la réduisant pour quelques ", : ^ „ coni jdion privée. Mais quelle qu’ait pu être leur inlen-
rr ;°T , 0 échoua contre l’opposition des comtes de Derhv „ , n Imghaiu, qui, quoique d époses à poursuivre les favoris ' ' 1 ln ,,l0rlr 11 e voulurent jamais consentir à priver le roi de
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1 mille liomnies, s’avançait rapidement vers la Tamise. Son