CHAPITRE CINQUIÈME
lion duquel lo traité fut commencé; mais Richard eut le bon sens de le mener h bien, et, delivre des hostilités étrangères, il fit ses croî ts pour conserver intacte la bonne harmonie entre Son peuple et lui. Il assemblait fréquemment le pnrlemont, le consultait sur toutes les matières importantes et paraissait jaloux de mériter son approbation. Dans une occasion il ordonna au chancelier, au trésorier et aux autres membres de son conseil, de donner leur démission, et il invita hautement toutes les personnes qui se trouvaient lésées par eux, do déposer contre eux comme contre de simples particuliers. Le lendemain, les deux chambres rendirent un témoignage honorable h leur intégrité, et ils furent rétablis dans leurs charges aux applaudissements du public ' [18 juin]. En retour de sa condescendance, les lords et les communes furent généreux dans leurs votes et confirmèrent successivement les prorogatives de la couronne’ il30Dj. Quoiqu’il restât profondément sensible aux injures qu’il avait essuyées, il eut la prudence de réprimer son ressentiment, et quand le duc de Lancaster revint do Guyenne, il rappela le duc de Gloucester au conseil •*. II affecta même d'être indifférent au sort de ses amis qui avaient été bannis en Irlande jusqu’à ce qu’il fût en état de les servir sans danger ou opposition. Il promut son ancien confesseur a un évêché dans cette lie, et comme le revenu en était médiocre, il y ajouta uuo petite annuité. Avec le consentement du parlement, il rappela à Londres les trois juges survivants et dès qu’il eut appris la mort du duc d'Irlande, il accorda plein pardon à sir John Lancaster, compagnon de l’exilé, et rétablit le eo mie d Oxford en faveur de Tonde du duc, sir Aubrey de Vcre4.
I rois ans plus tard, il se hasarda à donner uno plus forte preuve i affecl,0f à son malheureux ami. 11 ordonna de rapporter de Louvain lo corps qui avait été embaumé, et do lo réenterrer avec une grande solennité dans l’église de Colne. Avant la fln de la ceremonie, lo cercueil fut ouvert par ses ordres, et la face du mort fut découverte. On pouvait encore en distinguer les traits et le roi la contempla pendant quelques minutes avec des signes ' ls,bles du plus poignant chagrin ».
Le fut durant celte périodo de tranquillité comparative que l’on
J. Rot. Pari, in, 953.