‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 163 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME. 3ÎU · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. 3ÎU

sentence do la haute cour du parlement, ils avaient été condamnés h subir la peine de la trahison; mais au même instant les évêqafes entrèrent dans la chambre [G mars], et supplièrent (ju on mîl flfi a une telle effusion de sang. A leur intercession, ou épargna la vie des condamnés; mais ils furent bannis à perpétuité ot eu fermés dans différentes cités d'Irlande ».

Le mémo jour, 1 évêque de Chicheslcr, confesseur du roi, fui accuse d avoir usé do menaces envers les juges h Noümgham, caché tes projets des traîtres, et mis; .par sa connivence, tout te royaume en danger. Il répliqua qu’îî n avait jamais été fait do menaces aux juges; qu’il était dans l'obligation de garder le secret quant aux réponses, et qu'il avait pris soin qu’il ne résultât aucun mal de celte affaire. Il fut condamné à l’exil en Irlande’2,

Si la vengeance pu le désir d’intimider eussent élé te but de Eîoucester, il aurait pu être satisfait; mais sa soif de sang ne l’était pas ; et quatre chevaliers, les plus anciens et les pins fidèles amis du roi, furent accusés par les communes [12 mars] comme fauteurs et complices des traîtres déjà condamnés, lls repoussereul l'accusai ion, el offrirent dp prouver leur innocence en vrais chevaliers, de la manière que les lords décideraient. La politique des royalistes était alors de prolonger les délibéra lions : nuit jours so passèrent en investigations et en débats, et Lanproche des fêtes de Pâques lii sentir la nécessité d’imajournemeul. Le dernier jour [20 mars], les lords et tes communes accordèrent au roi leur subside jusqu 'à la Pentecdle, et prêtèrent Serment de soutenir tes lords appelants durant le présent parlement, et de vivre et mourir avec eux envers et contre tons. Les deux chambres turent alors ajournées par îe roi jusqu'au lundi en quinze après les fêtes de Pâques 3.

Durant la prorogation, tous les efforts furent tentés pour sauver lu vie (tes quatre chevaliers, particulièrement celte de sir blmon Buj%* Il avait appartenu h la cour d’Edouard III, avait

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clé choisi par le prince Noir, pour être le tuteur de Richard, el

avait négocié le mariage de son souverain avec la reine actuelle.

Il était attaché au roi comme h Ion 01s, et le roi Vannait et le vénérait comme un père. Pour toutes ces, raisons* Richard sollici ta vivemen i. G loucester de Véptt rguer ; mais i I reçut pour réponse que, s'il voulait conserver sa couronne, il devait consentir à l'exécution de snn favori L La reine h genoux appuya la prière rie son mari ; mais ni son rang ni ?n beauté, m ses larmes ni ses instances no purent adoucir le coeur du tyran [113 avril]. Cette tâche alors j fut entreprise par ie comte de Derby, un des appelants, et une « violente mais inutile querelle entre l'oncle et le neveu servit seulement h prouver qu'aucune considéra lion ne pouvait détourner le duc de son projet sanguinaire* À la renlrée du parlement l'enquête fut reprise ; Richard soutint obstinément que Iturley était innocent, et retarda pendant trois semaines U destinée de son ami en refusant son assentiment. Enfin, un jour que le roi cl les lords qui le Soutenaient élltènl absents, le parti opposé décida qu'un des treize chefs (Tamisation se rapportait au prisonnier [5 mai]. Ou le fit venir et on le condamna immédiatement sur la vague imputation d'avoir conspiré avec d'autres traîtres ta mort de ceux qui avaient établi ta dernière commission de gouverne- û ment. Il fut exécuté le même jour, et la seule faveur qu’il put : obtenir, fut que Von commuât en décapitation la partie la plus ignominieuse do la peine *.

Une semaine après [12 mai], on prononça sur le sort des compagnons d'infortuné de Rurley, sir John Êeauchamp, sir James iïcrners et sir John Salisbury. Les deux premiers furent convaincus de trahison, pour avoir aliéné a leur profit et au détriment de ses loyaux sujets ratïoctîon du roi ; le dernier, pour avoir consenti a passer les mers, et h solliciter l'aide du roi de France en faveur des cinq lords accusés de trahison. Tous trois furent menés immédiatement au supplice; Sàlïsbury fut traîné sur la claie et pendu; mais le roi s'interposa ou faveur des deux autres, et obtint des lords qu'ils eussent la tète tranchée 1 * 3.

1. Qc s'il yolrnl estro Roy, coviem estre porfourue et fait. Rot. ParL m t 131 ♦

i\ Hat. Part. m~mt 976i J)ans.!v* rflles de ce parlement it eut dit avoir clé « condamne fwüc fiHiaftYilMfOTÊta roi iïoï/a,. 343), Duos cou* de tu yinpt-tioîeuit? année du rëfuie do Richard , sans son assentiment T contre sa volonté et en son nbaetiue.

3. M Purf. ni, 343. La manière dont çes procès furent conduit* no parait pas très- conforme à no* idée* de justice. L'acte d'accusaiion fut d'abord lu eu

GUAPlTltE UNyHKUIÛ pi

Louvre do s|iïg fui alors terminée, et « le merveilleux partemenlj » comme quelques-uns l'appelaient, ou « rimpifeyabfe parlement* w comme il ëlÿii plus justement appelé par d'autres, fui dissoïis après une longue session de cent vingt-deux jours. Avant la clôture, Tordre avait été donné d’expulser les gens de Bohème, attachés b la reine, et un pardon avait été accordé mmseulement aux appelants et a leurs amis, mais aussi aux adhérents du parti opposé, à T exception de dix-h ni T 'personnes désignées par leur nom. Le parlement eut soin toutefois de mettre le roi dans l' impossibilité de casser les arrêts qiu avaient été rendus, ou de rappeler eu Angleterre ceux dos condamnés qui sciaient enfuis h l'étranger, et il récompensa les services des lords appelants par un présent de vingt mille livres, pris sur te nouveau subside* Son dernier acte législatif [2 juin] équivalait à sa propre condamnai ion. (T était une ordonnance portant que « attendu que plusieurs points avaient été déclarés ( rimes de trahison dans le présent parlement, qui xta voient jamais élé dédorés tels par aucun statut, aucun juge ne pourrait s'en prévaloir pour prononcer un jugement de trahison dans aucun autre cas pu d aucune autre manière qu'il jé avait fait avant le coinmon ce ment do leurs procédures. » A la séance de déluré [3 juin], le roi fut forcé de p ré 1er une seconde fois le serment du couronnement ; les prélats renouvelèrent celui de fidélité, les lords leur hommage, et tous jurèrent de ne jamais consentir ni tolérer qu aucun jugement rendu dans ce parlement fut cassé, ni aucun s ta l u t çe vo que 1 ,

Pendant près d un an , Richard ne fut qu'un instrumentaux mains du parti, Lo duc gouverna avec plus de douceur qu'on ne pouvait l'attendre dé sou caractère vindicatif; mais son aduiinfe* i rai ion ne fut signalée par aucun acte assez important pour éblouir la nnlion, ou donner delà stabilité h son pouvoir* Lèijivasion dont on avait été si souvent menacé par la France fui toujours

m*ûm* fJn J umjwb, mi pnrlit pour *e jwrt&ersans iHrc assisté d'un défenseur* rSSSw- m m lords relurent - d^AmUiér ks Huir^-* et les

, w,1: r H J1 ljlvanüi|:e du roi ni il» royaume, Ibid.

t'°^rjn)11 d^juiirtt eî dus ürmHines; mm> rbui n’indîtrae Jonnn lît5vSS^nWt ^ d(î nouwsui r^ur défense , ou ijiCàJi lui

ï Luîfr’i ;0U (luim topmp* à** témoins* N nus voyons salement r c de^dmeat tïltre cllK S1 lWcusb vuùi ccmpnbl* d'uium de plusieurs “ Chck * tecURûdun, et Si ce chef ou res chefs ail, lient mSB&SéSJSf^Z r f JJ'111 tt!LJÎ dea-mmie, on le faisait venir pour recevoir w* sentence et on lt menait iiniuedmiciueiit au supplice. Ibid. S40t ÿ-Cî, ^-X-i T

3 liot. Pari mr9M,m-éjSL É&Lof Realm, n, U-Gü,

HISTOIRE D'ANGLETERR E.

détournée par les dissensions qui éclatèrent dans ce royaume , et la guerre avec l'Ecosse rapporta peu de profit et pmi de gloire. [9 août.] Le comte tTArundel eut h la vérité le bonheur de capturer une flotte appartenant h des marchands français; mats, d'tm aulre côte., les Eercy perdirent contre 1rs Ecossais la bataille d’O lier b urne dans le Northiimbrrland,. où, si lo comte Douglas fut tué, les généraux anglais, les lords Henry et Ralph Percy furent faits prison ni ers K [1389,] La terreur que G loi il ces ter a va il inspirée se dissipa insensiblement; plusieurs do ses partisans offrirent leurs services au roii et Richard, par un seul acte de hardiesse, détruisit cette tuloni qui avait été cimentée partant de sang. Dans un grand conseil tenu après Pâques [3 mai), il demanda inopiné ment h son oncle de lui dire son Ûge, « Votre altesse, » répondit le duc, « est dans sa tfingîrdcuxième année, » << Alors,, » reprit le roi, a je dois certainement être assez âgé pour faire moi-mémo mes affaires, .Pai été plus longtemps sons le contrôle de üiieufs qu'aucun pupille de mes états. Je vous remercie, my lords, de vos services passes; niais je n on ai plus besoin, » Voyant ïenr surprise, il leur donna le coup de grâce en redemandant les sceaux h l'atehcvéquo d'York , et les clefs de l'échiquier h F évêque de Hereford. Un nouveau trésorier et un nouveau chancelier furent nommés; l'ancien conseil fut renvoyé, elle roi donna sa confiance h quelques a rnis éprouvés, ainsi qu’au duc d'York et au jeune comte de Derby, qui, bien qu’ils eussent originairement fait partie do la commission, ou n'avaient jamais perdu, ou avaient reconquis la faveur royale. Giouçesler se soumi l à regret, et, après une entrevue avec son neveu, il se retira h la campagne [8 mai]. Richard informa le peuple par une proclamation qu'il avait pris dans ses mains les rênes du gouvernement, que son intention était do maintenir fidèlomenl îeg ordonnances du parlement de Westminster, et qu’il susperidrail la perception du subside qui avait été rccetnment éceordé, jusqu'il ce qm il fût mieux convaincu que ses besoins le requéraient ".

Désormais le roi était maître de ses actions, et, qu on le dût à sa sagesse ou a celle dé ses ministres, il faut avouer que pendant quelques années son administration fut tranquille et heureuse. A la vérité, le mérite d'avoir suspendu la guerre curilro la France pouvait être réclamé par Gloucester, sous l'administrais Voyes Ira tkin btdliiâeft faites co stijot dans les Rdkfui^ of mmenl En^tSh poetry, > et ]a < Border M Uistreb y, Aussi F rolssayt, rie, :J7-ivk

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