‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 183 sur 327 · ü msTülUli n'ASÉÎÊTËKHE · texte numérisé non relu

ü msTülUli n'ASÉÎÊTËKHE

vaieriï été depuis cent ans ; et que, lorsque ces conditions créées te duc viendrait aFüffil, demanderait a genoux t .ai- (loti du roi et l’accompagnerait ouïe suivrait a Londres, llicliard % fSs b ,»« à L consul, a. Il ospri.» », «PF* » des articles ; mais il leur assura on secret qu aucun: puw :

lion ne le déciderait îi les abandonner lors du leur l’™ue| et 1 saisirait la première occasion de se venger de ses ‘’imums U « leurs; «car il y en avait parmi eux. quil écorchen U v s, q«J ..épargnerait pas pour tout lor du royaume. « On fl uto* t jurar h Nortliumberland l’observation de ces conditions. I ment sur l’hostie; et « comme Judas, du 1 ccnvain, il se pauuia

sur lo corps de Nolrc-Seigueur. » ... n;

fomme Nortliumberland pariait pour faire les disposition.- necessai res b renlrev.ie de Elïnt, le roi lut dit : u.h-cimipte, m.v lord sur votre roi. Rappelez-vous votre sei menL et le Dieu qt l’a entendu. » Bieulût apres, il se mil eu route avec ses anime |ci„s domestiques, an nombre de vingt-deux. Ils ai riveront « une descente rapide, h la gauche de laquelle était la mer et a U. droite un rocher élevé suspendu «or U route. Le roi ^

cheval et il descendait b pied, lorsqu’il s’ecna Soudam . «Je suit, trahi Dieu du paradis, ass.slez-moi ! No voyez-vous pas des b,., nieras et des peinons dans la vallée ï « Novtlu.mberlnnd, . va iniyp autres nersOnnes, venait au-devant d eux en ce moment, et

dit le roi 4 je vous croyais capable de me trahir, il ne serait [u. ralù tard pom- m’eu reiourneî. - Vous ne pouvez vous en ramrmt, ropUflua le mm e* ^ÎMssant la brida du roi j ai P mis de vous conduire au duc d- Lancaster. « >ur ecs oimwtailcs, il fut rejoint par cent lances et deux cents archers a cheval, et Richard, voyant qu'il lui était impossible de s échopper, su,

„ Puisse lu Dieu sur lequel vous posâtes la main vous m»j ver vrais et vos complices au dernier jour ! .. Puis , tt loin i an vers ses amis, il ajouta : « Nous sommes trahis ; mais sraivem vous que Notre-Seigneur fut vendu aussi et livre aux main.

M ll”ndlnèrcnt b Rhuddlau, et arrivèrent b 1-lint dans la smrcc. le roi dès qu’il fut seul avec ses amis, s’abandonna aux ri

Lions quosa triste JL* lui inspirait. H «

ment l’indulgence qu’il avait eue pour son m.tagon s o tuel « Insensé que j’étais, » s’écrin-nl, « j ai sauve Rois loisju v ce Henri de Lancaster. Une fois mon cher oncle, son pere, oe

tïMAPlLM aNQIHÊMK. * 227

qui Dieu ait merci I voulait le mettre h mort pour sa trahison et sa scélératesse. Dieu du paradis ! je courus toute la mut b cheval pour le sauver; et son père me le remit pour en faire ce que je j voudrais; qu'il est vrai le dicton que nous if avons pas de plus grand ennemi que l'homme que nous avons préservé de la potence! I. ne autre fois il tira l’épée contre moi, dans la chambre de la reine, de qui Dieu ait merci! H fui aussi complice dit duc de Gloucester et du comte d’Arundel; il consentit a mon meurtre, à celui de son père et de tout mon conseil. Par saint Jean ! je lui pardonnai tout ; et je no voulus pas croire son père, qui déclara plus d'une fois qu'il méritait la mort. »

1 M août.} 1 .'infortuné roi se leva après une nuit sans sommeil, entendit la messe, et monta sur la tour pour guetter l'arrivée de son adversaire. Rtifin il vit Parme e, qui s'élevait a quatre-vingt mille hommes ■, se dérouler le long do la plage jusqu'il ce qu elle atteignit le château et V entourât de la mer à la mer. 11 frissonna et pleura,, et maudit le comte de .Aorthumbcrlond, mais fut rappelé en bas par l'arrivée de Par. hevêque Arundel, du duc ü' Albe marte et du coin le de Woreestcr , Ils s'agenouillèrent devant Richard, qui, prenant le prélat a part , cul avec lui une longue conversa lion. Après leur départ, il remonta sur ]a tour, et, coulempkmt l’armée de ses ennemis, il s'écria : n Bon seigneur Dieu!

„ je me recommande à ta sain té garde, et te crie merci, afin que tu me pardonnes tous mes péchés. S'ils me mettent a mort, je le souffrirai patiemment, comme tu as fait pour nous tous. nNortlimnberUuid avait commandé h dîner; et le comte do Salisbuiy, l'évêque et les deux chevaliers, sir Stephen Scrope et sir William Feriby, s'assimü, par or dre du roi, h la même table que lui; car puisqu'ils étaient tous compagnons d'infortune, U ne voulut pas souffrir de distinction entre eux. Tandis qu’il mangeait, des persan n es iuco n n ues. o n tue ran I â ans 1 a sa fie, Vins ul t au ! par des sar- L‘asmes et des menaces : dès qu'il se fui levé, un rappela dans la cour pour recevoir te duc de Lancaster. Henri se présenta complètement armé, a l'exception du casque. Dès qu'il vit le roi, il fléchit le genou, et avançant de quelques pas, il renouvela sa révérence son bonnet h la main*

« Beau cousin de Lancaster, >ï dit Richard en se découvrant,

« vous êtes le bienvenu. » — « Monseigneur, » répondit le duc,

1. Uaj ü iJopto l*j pUm petit nombre. Le hf* hirtri^u h luk monter à nVüiTincs.

mSTOTHE D'ANGLETERRE*

« jo suis venu avant mon temps, Mais je vous eu exposerai k raison. Voire peuple se plaint de ce que, depuis vingt ou vingldeux ans, vous le traitez rigoureusement ; mais, s'il plaît à Dieu, je vous aiderai à te mieux gouverner, ». Le roi repartit : « Dean cousin, puisque cola vous plaît, cela me plaît aussi. >> Henri aluni adressa successivement la parole S révoque et aux chevaliers, mais refusa dcfairo attention au comte* Les chevaux du roi furent aussitôt demandés, et on amena deux maigres et misérables bêtes sur lesquelles Richard et Salisbmy montèrent; et au bruit des fanfares et des acclamations de triomphe, ils suivirent le duc h Otesier.

A Chesterton expédia des ordonnances, au nom du roi, pour la convocation du parlement et le maintien de la paix h Henri congédia la plus grande partie de son armée, et se prépara h rondniro son prisonnier dans la capitale, [24 août] A ïlchfield, Richard saisit un moment favorable pour descendre par sa fenêtre, mais il fm repris dans le jardin, et, a dater de ce moment, il fut constamment gardé par dix ou douze hommes armés. Dans le voisinage de Londres, ils se séparèrent.* Henri,* accompagné du I maire ci des principaux citoyens, se Tendit h Saint-Paul [30 août], I pria devant le maître-autel, et pleura pendan t quelques ni imites f sur lo tombeau de son père : le roi fut envoyé a Westminster, et de là lendemain à la Tour [Si août] ; et sur sa route, il fut accueilli par des malédictions et salué du nom de « bâtard, » parole do mauvais augnrô, et qui prophétisait sa prochaine dégradation 2-

Lorsque le duc avait débarqué en Angleterre, il avait juré sur les Evangiles que son seul but était de revendiquer son droit aux honneurs et possessions de la maison de Lancaster, Si ce serment était sincère, son ambition aval! grandi avec le succès, 11 aspirait maintenant à échanger la couronne de duc contre calife do roi- Pouvons-nous croire qu’il alL rencontré do l'opposition dans ses complices, les Pwrcy ? Cependant, ou nous rassure* Toutefois, par leur perfidie ils s'ôtaient donné un maître. Ils avaient déjà renvoyé teins troupes, el les amis de Richard les abhorraient comme les derniers des traîtres. Ils nk valent donc d'autres ressources que de se soumettre, et de seconder Le dessein de Lancaster 3. Après plusieurs consultations, on résolut de com*

1; Rym.yii, 84. RmcHfm, 41U.

9, Coci fnbïtii allusion un brait quTon avait répandu qu'il [Tétait pas le Rht An prince Noir, mois irelu i d'un thituoiuo du Bordeaux*

Ü. lîuTiiifng , by EUI», 3ôl-3o6. U émit favorable ans L'ercy ; mais U raconte ce qircl a tu, et ce qu'il a entendu (lire au comte lui-mCW.

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