‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 182 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

ment, au lieu d’une force considérable, ils ne trouvèrent que le comte de Sabsbtiry avec cent hommes [9 août]. Dans cette occurrence, les frères du roi se chargèrent d'aller voir Henri à Chea- CI% et de sonder ses intentions; et pendant leur absence, Bïchard examina, avec le comte de Saliabuty, les châteaux de Beau maris G . Laniarvon; mais les trouvant sans garnisons ni vivres, ils revinrent désespérés à leurs anciens quartiers*

Quand les deux ducs furent admis eu présence de Henri, ils plièrent le genou, et lui communiquèrent le message du roi. H fit FU d attention â Surrey, quïl enferma ensuite dans le château ; mais prenant Exe ter h part, il lui parla en secret, et lui donna flu \iGn dü cerf de la livrée du roi, la rose qui était son propre emblème. Mais aucune prière m put le décider à les laisser s’en retourner. On vil ExetQr verser une larme ; sur quoi le duc d’Alemarle lui dit en ralliant : « Beau cousin, no soyez pas fâché : s u plaît a Dieu, les choses iront bien. »

L objet immédiat de Henri fui de Rassurer do la personne du Î0L 11 ful oharmé d’apprendre par les envoyés le lieu de la w- ^nuj.e de Richard , ot il les retint h Otes ter, afin que le roi, au lieu de s’échapper* attendît leur retour. Son premier soin fut de prendre possession du trésor que le roi avait déposé dans le fort château do Huit; le second fut d'expédier le comte de NorthumtTknd . , h k tût@ de quatre cents hommes d’armes et de mille archers, a Comvay, avec ordre de ne point déployer ses forces, ^ moins que le roi ne mît on mer, maïs de PatUrer hors de la forf r*sse dos paroles eL des promesses adroites, et alors de le ?lr® Panier. Lecomte s'empara chemin faisant des châteaux M mt et de Khuddlan ; et cachant ses hommes derrière un lut ier, ïi quelques milles au delà do ce dernier endroit, il se rendit a j0mvûy avec cinq personnes seulement d’escorte. IL fut admis Qi oc empressement [18 aoûtj; cl aux questions inquiètes du roi au sujet de ses frères, il répondu qu’il les avait laissés bien portants a tester, et qu'il apportait une lettre du duc d'Exeter. Ce seïgnem disait , ou plutôt un lui frisait dire , que pleine confiance pouvait être accordée aux propositions du porteur. Ces propositions étaient que Richard promettrait de gouverner ot de juger son peuple d après ks lois ; que les ducs d'Exetor et de Surrey, o comte de Sglisbuiy, Lévèque de Carlisle et Maudelin, chape- ÛU1 du mh se soumettraient au jugement du parlement, comme accuses d’avoir conseillé f assassin al do Gloucester; que Henri Sliau fait grand justicier du royaume, comme ses ancêtres la-

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