‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 191 sur 327 · HISTOIRE H À N GL ESTER H E · texte numérisé non relu

HISTOIRE H À N GL ESTER H E

vant les cours ordinaires de justice; un troisième déclara que Tau- [ lorile du parlement ne serait plus jamais déléguée h un comité I de lords et de membres des communes; et un quatrième défeo-l dit, sous les peines les plus sévères, à toute autre personne que l le roi de donner de donner des livrées h ses partisans. Ces signe* 1 de ralliement étaient depuis longtemps un des principaux moyens I pour les grands seigneurs d'accroître leur puissance et do soute- 1 mr leurs querelles. Quiconque portait h livrée était tenu en bun-j nour d'épouser la cause de celui qui la lui avait donnée, et elle était portée non -seulement par ceux qui recevaient un salaire ou qui faisaient un service actuel, mais par tous ceux qui voulaient ï accepter comme un honueur, ou comme un gage d'ami*; tic, ou en vue de quelque avantage futur *.

|23 oct. Avant la clôture de la session, les lords spirituels é$ temporels furent sommés par l'archevêque de ÇanLurltély, de la pari, du roi, de garder un secret inviolable sur la résolu lion qu’ils j allaient avoir à prendre, et alors le comte de ftorllmmberlami leur remit un messagq où Ton demandait leur avis sur ce qu'eu 1 devait faire du monarque déposé, dont le roi était décidé, en tout cas, a respecter la vie. Iis répondirent qu'il fallait le conduire secrètement dans quelque château où aucun concours de peuple ne pourrait s assembler ; le placer sous la garde d’otheiersde ionhauce, et lin interdire toute communication avec ceux qui avaient été anciennement à son service. [27 oct.] Quatre jours après, le 101 se rendit à la chambre, condamna l’infortuné Richard a un emprisonnement perpétuel, et ordonna qu’il fût gardé de la manière suggérée par les lords a.

LIÎ*- PttrL tti-m, rn> StaL 1, JTm. IV, e. ICI, H I Jurant Vété d* mk ïlfmn rtalh- "lie aecie tir Viatiques, appelée Bianâi et

} !n Tûih a portaicr|t une 1,JHt7ULt rtïhrf bbtnclié. et sl- couvraient W vh m U un Yû 11 plane pour ne pn$ t-tre connus. Au nombre de plusieurs milliers 1 U

et ciitrepremuem des pcWinases do huit lh njafriîtÜcnt eu proclame de ville fin ville, *üi- ^?t“l Ÿ? hXW*«*f vi viviuit dt pain et m fe Le f ^ Îü7î prohiba ^vm-meat m France Henri , dans ce v £ ? Jïl/ T asstmtlmenl des lords spirituels et temporels, une pre-

an^ha TV’îi mmm dooxârrivsit dans un port d'Atigktem;,

o ut 1 a] pemiîl l'üsde débarquer. Hat. Part. m, 498. J S est sinculur «no «S vin <1L7lXvT icn* ot «Jÿv'mpowdiis aient dit que les fondateurs de cottr

l voyez Sjpcm duc wT t, 071 ; et que leur iirnî! h. ! ■ 11 proclamation soit prü»piç le usé nie que Celui des prêt ro>

lUnJTb t U t'153iuerae imne* du rc?ILC âo Richard. Ilins la pre . iên- , le* urSi yerttut de blanche vertu*. et soi prétendante de

Gateflin S?^ï i S-1 ,i{i\n'}LS prédicat purs sont nommés, jiej doues eu certain

ïmhîtz üqw di^muluiion de Grant àûintec. Àüt. Pari mT ICi.

9. Bot, F«rf. 496, 427, On remarquera que les membres dfi cette chambre de»

cmm% sixième, m

Henri était m ai n tenant en possession du grand objet de son Bmbiimn ; mais [1 apprit bientôt qu il éUiit plus mè de conquérir une couronne que do la conserver. L’hostilité des princes étrangers, qui continuaient de le traiter en usurpateur, et la fidélité chancelante de ses propres sujets, dont les uns brûlaient de venger les injures du dernier roi, et d'antres étaient mécontents que leurs services n eussent pas été plus amplement récompensés f le enaioiiL dans un état de continuelle alarme* Durant l'espace de n*r ans’ 11 fllt cou s (anime tu harcelé, tantôt par des tentatives seerdEos contre m vie, tantôt par des actes ouverts de rébellion, une lois par les incursions des Ecossais, et une autre par les duré cernes des Français; mais ses moyens semblaient croï Ire avec , tes difficultés, et par sa vigilance, son sang-froid et son activité non-seulemeni il réussit a maintenir la couru nue sur sa tête, mais i la irftnsmît paisiblement h sa postérité. La première tentative contre lui fut faite par cinq des lurds appelants qui avaient été si près de perdre la vie dans le dernier parlement* Un mois après la dissolution, ils convinrent de tenir un tournoi h Oxford, et de profiler de cette occasion pour se saisir de la personne du roi, et ensuite proclamer et délivrer Richard* Ils s'assemblèrent pendant ,cs . es f^e ^ëli; mais u d. d'eux manqua au rendez- vous , et à four insu, c'était un traître. On dit que le comte du Rolland ré- Çut n laide une lettre d'un de ses complices; que son père, le duc 1 ork, insista pour en savoir le contenu : et que le fils, se voyant „ : “^possî|àilé de garder son secret, se hâta de le révéler h

enri. Quoi qu il en soit, le soir du jour fixé [4 janvier MÛ 0], les conspira tours, avec cinq cents chevaux, surprirent le château de m soi . mais Henri, averti par Rutland, Lavait quitté dans juatmoe, et était déjà à Londres, où U expédiait [5 janvier] des ares pour les arrêter comme traîtres *, et s’occupait a lever de* moapes pour marcher contre eux* Alarmés et déconcertés, ils ré- ] ,.<rîlt ûe 80 Nt'rerà l'ouest, proclamé refit Richard dans toutes et les villages sur leur route, et le lendemain soir prii leurs quartiers à Cirencfisierî [6 janvier]. Le maire, qui avait J*1 reçu 1 ordre du roi, réunit les bourgeois et les habitante des

«iwliéî® ï lf1 .fe ïîe/j f'îf 1e rtIi î1s vnâsAt été choisis sur ordonnances PràSK î?ai{ “ fü tovhnrà. Mm ÿbiqatl fût reconnu que VeshlincQ L tin nquîSu mîiSSf ^êepo^timv, ut <piW consequ+iK Henri eût convoqua

lue,ycs P«pïéseilloîits des eoouimiiSré-

sic (.cr, sübîi jmiir etc renvoyés par touffe COau&éUants Lâ % iu. r ni, i&l

8‘ %nt. vui, 105,

36S IU ST 01 111. irL\M*UilTJVïlK.

o p i L'ous t a minuit a l ut g u a les t i u a r t iers des co m tes de Ken t eî de Salisbiny. toutes leurs tentatives cT évasion furent repoussées par les archers postés dàiïi la rue, et après une défense de six heures, cos infortunés seigneurs furent obligés do se rendre. Ou ïès conduisit » l'abbaye; mais un incendie, qui éclata dans la soirée du lendemain, fut attribue' h leurs partisans, et nu milita de la nuit ils furent tirés de leur prison et décapités par b popu* hxcpi [7 janvier). Les lords Sanilèy. et Despencér avaient pousst* en avant ; maïs les citoyens de Bristol leur tirent subir le même sort [9 janvier!- Le comte de ITuntiugdon fut pris dans le voisinage de Londres et mis à mort h Pleshy par les tenanciers du feu duc de GloucesLer. à la suggestion de la comtesse de Slerefordp rainée des filles de Gloucester* Sir Thomas Ulount, sir Bering Sbeiley et dix-huH autres furent exécutés dans le Green ditclt a Oxford; Ferihy et Maudclîn, chapelains de Richard} le furent ^ Londres 8 . Indépendamment do ces derniers^ doux autres ecckv siastiqnes d’im rang plus élevé, \\ abicn et .Merks, avaient été choisis pour victimes. Walden, qui, le lecteur se le rappellera, avait succédé à F archevêque. Arundei, était descendu de ce siegï

j. Itvt. Pari, iv, t*, VValu. Utfci.- lé» femîiHS iMrsiiswm iu'oy «i.TVi tidn* ment la cause du roi , qui . pour rùeomré^r Iv* habitai Us tir i irencostcr, n*% L[tjii innuel de quatre daines et d’un muni 3» vin aux bwWt o1 de *** et d'un muid dû vin tun fenimes de ce rie ville. Rym. vmt ÿîîfi,

3. On a douté tm’il eût été mis h mort à ITeshy, rnrre qn il uxist^.ujt ordre J uonnéinblc de la Tour de le recevoir prisonnier le lu Hym. ym. lid est probable qu'il !ïrt ünasiineiré pur te peuple avant que 1 ordre ne fut «Ww Suivant WükMglmiu T il Un mis dans lu maison de la porte de S loshy , U de u conduit à ]ji mort, Wats, SüS.

:j. A lin que le Irictëur puisse se faire une idée de la manière bartmro dont * faisaient les exécutions pour trtdiiBbii, 30 ru ppurterni c 0 lie do s>r 1 humas 1 dans tes broies d’un écrivain fontemporaîn . 11 fut pendu : mai» on rüup

LdenuU h corde, et cm te fit asseoir sur vlTi banc devant un grand ion, et U1 reuii vint un rasoir à lu main. et Mignon ilia devant sir 1 h unifia, dont tes 111 ,

ütaiom liées, te prima de lui pardonner sa mort, attendu qu il devait -faire sw office Sir T honnis demanda : lAes-ycms lu personne chargée de me ik'Mtf de ce monde? Le bourreau répondit : Oui, monsieur ; je > uns prie de me F»' dotaur. Et sir Thomas le bais» et Un pardonna su mort, be bourreau inuii Un , et lui ouvrît le ventre et lui nrmcha mumtmcîit le* boyaux uti-de»®» do l'estomac- , et attacha le reste nvee un cordon , uiuiqmj le vent du rouir w pût s'échapper, et jeta les boyaux dans te feu. Alors Sir Thoimis etu U vaut le feu, le ventre ouvert, et ses boy hui brùlilttk ÜéVOitt lui. Siy lhmiiUU£ pvtiuham , cbumbdkn du roi, îBÉtotntU Blouiri, lui dit en dérision . éWrrher un moite© qui puisse vous guérir. Blcrnm se remtenta dereptm ■

< l o Déuin laudbmus. Béni soit le jour mi je naquis , et béni soit ce jouta, , je mourrai au service de mou souverain syîgrieur , e ni>Wo roi BjCbJjm. ^ bourreau sTn/énouilbi devant lui, lé baisfi d une humble manière, et S.

i! lui coupa Va tête et le divisa eu ^jtmrtkrs. ÎUhuwn* vie. Mh l1+ ^ . ,:r tùîea des lords et «utres, epeutôs ujor», furent envoyer a W tepiUilé, etei^ sur le pont de Londres, Fnhynn, TjCS.

r.iiÀpmiK sixïÊMK. auu

au rappel d© ce prélat et restait été que sans évêché1. Mcrks, évêque de Carîiile, l$m nous avons laissé détenu a SttirU-Àlbfins, avait été délivré h la sollicitation du pape. [10 janvier | Ces deux prélats furent arrêtés comme complices de la dernière conspira* tion,el furenl enfermés h la Tour. Walden eut le bonheur de convaincre le roi de son innocence; et non-seulement ^obtint su liberté, mais fui promu, sur la recommandation du primat, au siège de Londres. Mais Merks avait offensé trop grièvement auparavant pour espérer merci* ou peut-être justice, aujourd'hui- [2S janvier, ; Il fut jugé, convaincu ei condamné h subir la mort d'un traître- Le pape, pour l'arracher des mains de son persécuteur, Pavait déjîi transféré a Pévêché lointain de Cëphalonie dans nie de Samoa, [jo mars. Mais Henri refusa de renoncer à satisfaire sa vengeance, et insista pour quo i© prélat iïll dégradé de ses ordres préalablement h son exécution. Heureusement cette demande occasionna un moment de rëpii: le pape traîna l’affaire on longueur : la tolère du roi se calma par degrés : et; enfin, pour • oiïiplaire au pontife, tien ri signa Le pardon de ï1 évêque -K Opv. j. Marks finit même par obtenir la faveur du primat el du mouarque. l e premier le nomma sou commissaire* l'autre luiuncordii un© pmmolîon. Il mourut recteur de Todenham, dans le H louéeslershire, en 1409 4.

Tel fut le résultat de r.ctte conspirai mil prématurée et mal cancer lée ; elle affermit le irOne du nouveau roi. Mats il avait encore a craindre rfioslililé dbm dangereux adversaire, le roi de France, qui avait été profondément offensé de la déception dont Henri avait usé envers lui, a son départ de Paris, et qui se cru) ait obligé, pal* honneur aussi bien que par allVelion, a épouser la cause do sa li lie et de son gendre. 11 eut d'abord f intention d çnvoyer des ■unbnssadpurs au parlement 3 [31 oui. 1399); mais ce dessein fut bientôt abandonné; son peuple se prononça en faveur de la ►-guerre : dès offres de séh içe militaire furent faites4, ©i des corps

I. Le pape avait dSfiué nu Delà tntnslatîoii d’Jruudol à Saint- Andrews, parce «jtftîUW avait eu lieu >ans le oonseuteniem Orundul, Avis ûf Gotui. rT ilS-

$* Rvna. ni, 134. Aulx 0/ Cnutt. i, 110, et trciLsièiïitï leUre de K*nncl kVêiJK[ue Ciulieîc, 1713.

3. Je tire cette (mnduskm de la lotira de sîgj® par Henri, le

31 octobre pour quttr e iodiV i d us ipit v sont namméR, et qu’il upprimtrii que kgîi cher emuùu de France avilit Vlno-ulfon riVuvoyer en ambassade vers lui. U est clair que ce Huiif-c enduit n1 avait point été demandé îûrmnffeœûiu ; cependant on avait dû lui Sonner a enUuidie giron Vaceeptemil pro lmb Veinent i Mtms quoi il n’y dJl pus inséré lés noms îadiucs. des envoyés projetés. Y ûycï U. y ni- vm, [H.

■J JKms I**T7j rc4Ù r lu promesse dos ci lés ut villes dr NoV-

370 II ISTOI H E L>' ANGLETEFlïi E.

iThomroesarmés marchèren| vers la cfU& A fin de détourner Forage I qui menaçai^ Henri nomma des commissaires pour irai ter avec T Charles de la cgnllrmation de la trêve existante, et de mariagss I entre des membres de sa famille et de la famille royale do F rancêA 1 Îîs se rendirent h Calais; et un héraut partit en hâte pour la capi- | laie afin de solliciter un sauf-conduit pour les ambassadeurs du [ roi d’Angleterre; mais Charles répondit pat* un refus péremp- I toirçp : — il ne connaissait d'aulroïoi dWngletèrro que son gendre [> Richard- Henri ne vit plus d'autre chance que la guerre ; et ne I voulant pas risquer sa popularité en demandant une aide h îa na- 1 iton, il convoqua un grand conseil de pairs [9 février 1400], mu f sous leurs ÿeux les preuves des dispositions hostiles mamfe&tèés I par le monarque français, et obtint d eux un engagement, par le- 1 qiiçl les lords spirituels lui accorda ienl Un dixième de leurs biens 1. meubles pour la guérie, cl les lords temporels leur service per- j. Sound h leurs frais, avec uiî certain immbri- <f hommes pour [ trois mois Os précautions toutefois se trouvèrent inutiles ; car, I sur ces entrefaites, Charles avait reçu une nouvelle qui ne lui permiL point de douter de la mort de Richard [29 janvier]. Toulaidée de guerre fut abandonnée à rinstanl : il n'y avait plus "de | 1 raison de se battre; et en conséquence il signa un acte portant qiril ne romprait point la trêve qui avait été conclue du vivant de son cher fils Richard, roi d'Angleterre, de Filme duquel il priait^ Dieu d'avoir merci; il expédia Blanche l, maître des requêtes^ h Calais pour demander lit restitution de sa fille Isabelle avec >

(loi et ses joyaux; et nomma des commissaires pour traiter, nvik sur ce sujet seidemmU, avec les coin mis sa ires anglais, quelque part entre Boulogne et Calais,3 [19 février], Henri renouvela ine média lement les poüvoirs de ses envoyés h Calais pour les même? ; objets qiF auparavant, mais avec celte différence, que Charles, qui était dans le premier instrument son (rès-eher cousin, est dans celui-ci « son adversaire de France4, n

Depuis le jour où Richard avait été plongé dans une prison se-,

Tniitidie d'enttéfemr ptûdnnl dis semaines quatre mille hommes d'armes et vint?1 inlilt? fttiilA£sin« ; et on y trouve des promesses st'iubbbks des seigneurs, çh^. valiez et écuyers de ta même prmrinee Thrét- p, S58L

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